SorelTracy Magazine - Mercredi, 16 septembre 2026

Mercredi 16 septembre, 2026

Les pompiers de Sorel-Tracy questionnent les élus sur l’impasse des négociations

Photo : Page Facebook de l’Association des pompiers et pompières de Sorel-Tracy

(Stéphane Martin, 16 septembre 2026) — Les pompiers de Sorel-Tracy ont mené une opération de visibilité lors de la dernière séance du conseil municipal, où plusieurs représentants ont profité de la période de questions pour interpeller directement les élus sur l’impasse des négociations.

Sans convention collective depuis le 31 décembre 2024, le syndicat de l’Association des pompiers et pompières de Sorel-Tracy est retourné à la table de négociation avec la Ville le 11 septembre dernier, après la pause estivale. Selon le syndicat, aucune proposition ni ouverture n’aurait toutefois été avancée dès le début de cette rencontre.

Le recours à l’arbitrage et les coûts qui pourraient en découler, la reconnaissance du métier ainsi que la santé et la sécurité des pompiers ont été au cœur des questions posées publiquement aux élus.

Christopher Ponton a rappelé le caractère inhabituel de la démarche. « Le recours à l’arbitrage de différends dans le secteur des pompiers demeure un processus extrêmement rare et aucune décision n’a encore été rendue à ce jour au Québec », a-t-il souligné. Il a également demandé pourquoi Sorel-Tracy n’était pas parvenue à une entente alors que des villes comparables, comme Drummondville, Châteauguay ou Boisbriand, y seraient arrivées.

Guillaume Leroux a pour sa part soulevé la question des coûts associés au processus. « Le recours à l’arbitrage entraîne des coûts importants pour la ville notamment en frais d’avocat, d’experts et de procédure. Ces dépenses pourraient atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars », a-t-il avancé.

De son côté, le maire Patrick Péloquin a maintenu que les détails des négociations ne seraient pas discutés publiquement.  « Nous n’allons pas commenter sur la place publique. On est toujours à la table de négociation et puis c’est là que ça doit se passer […] ce n’est pas une finalité. On est encore ouvert aux discussions », a-t-il déclaré.

Questionné sur la reconnaissance accordée au travail des pompiers, le maire s’est montré catégorique.  « En aucun cas dans une négociation de contrat de travail, il est question de dire qu’on remet en cause le travail des pompiers. […] On sait c’est quoi être un pompier et on reconnaît ce travail-là. »

Il a expliqué que trois principes guident la Ville dans ses négociations, soit l’équité interne, l’équité externe et la capacité de payer des contribuables.  « Ce n’est pas par manque de reconnaissance. Au contraire, on reconnaît le travail de nos employés puis on est fier de notre Service de sécurité incendie », a conclu le maire.

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Photo : Page Facebook de l’Association des pompiers et pompières de Sorel-Tracy

 



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