SorelTracy Magazine - Vendredi, 1 juillet 2022

Vendredi 27 mai, 2022

Une première bougie pour l’Atelier–Centre de travail adapté

Photo Stéphane Martin

(Stéphane Martin, 27 mai 2022) – Le premier anniversaire de l’Atelier–Centre de travail adapté était l’occasion pour les différents partenaires et membres des médias de découvrir le travail accompli dans les 12 derniers mois.

Les chiffres sont assez impressionnants avec 220 200 masques de procédure recyclés, 3 978 petits appareils réfrigérants dépollués et 10 400 kg de papiers déchiquetés. « En seulement un an, nous avons pu éviter le rejet de 87 092 tonnes de gaz à effet de serre (GES). C’est impressionnant pour les 20 employés qui travaillent ici à temps plein. Il y a un an, on avait tout à bâtir et nous avons travaillé très fort pour nous positionner à l’échelle nationale. Comme le hasard fait bien les choses, les festivités de L’Atelier tombent presque au même moment que le début du plan marketing de GoRecycle qui vise à faire connaître la responsabilité élargie des producteurs (REP) sur les appareils réfrigérants. Cela vient renforcir nos positions et démontrer que les entreprises d’économie sociale font partie de la solution pour un Québec plus vert », explique le directeur général, Mario Fortin.

« Nous sommes en voie d’obtenir la norme environnementale ISO 14 001. On peut donner l’exemple dans notre communauté et l’on se propose avec nos collègues du Recyclo-Centre de devenir des leaders en environnement dans la MRC. Ce n’est pas occupé cette place-là actuellement et nous avons horreur du vide, alors on va occuper cette place. […] Nous avons obtenu un nouveau contrat où l’on emballera des dosserets de cuisine avec les vis et la feuille d’instruction. Le produit sera prêt à aller chez les détaillants. On cherche constamment à diversifier nos activités. »

Concrètement, l’Atelier – Centre de travail adapté est un organisme sans but lucratif constitué sous la forme d’une entreprise d’économie sociale et dont la mission consiste à offrir un lieu de travail valorisant à des adultes présentant une ou des limitations physiques, intellectuelles et des difficultés de santé mentale. « Ce sont des travailleurs exceptionnels. Vous voyez l’ambiance conviviale qui règne ici. […] Ici, on fait preuve d’ouverture d’esprit, on adapte nos façons de travailler et tout est possible », de conclure Monsieur Fortin.

L’employée Camille Bruneau fait l’inventaire de chaque pièce provenant d’appareils démantelés. De cette façon, on répertorie le type d’appareil et leurs composantes et l’on assure la traçabilité.

Une fois les composantes séparées, le masque de procédure est entièrement recyclé. La partie métallique que l’on retrouve sur le nez est envoyée chez un ferrailleur. La partie faciale peut servir, par exemple, à fabriquer des cartables. Quant aux attaches des oreilles, elles seront mises en boudin et permettront de récupérer l’essence ou le pétrole lors de déversement.

Photos Stéphane Martin

Photo Stéphane Martin

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