SorelTracy Magazine - Mardi, 3 février 2026

Mardi 3 février, 2026

Un projet résidentiel de 30 logements soulève des préoccupations à Sainte-Anne-de-Sorel

Image fournie par la municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel

(Stéphane Martin, 03 février 2026) – Lors de la séance du conseil municipal de Sainte-Anne-de-Sorel lundi dernier, une demande de dérogation mineure pour un projet résidentiel au 1, rue Marianne a attiré l’attention d’une demi-douzaine de citoyens du secteur, qui se sont déplacés pour poser des questions et partager leurs préoccupations concernant l’aménagement du quartier.

Le projet prévoit la construction d’un immeuble résidentiel de deux étages, comprenant environ 30 logements. La dérogation visait à permettre au promoteur de reculer légèrement le bâtiment vers l’arrière du terrain afin de réduire les impacts visuels.

Quelques citoyens ont exprimé leurs inquiétudes concernant la circulation automobile, la quiétude du secteur, les impacts sur la vue et la sécurité des enfants à proximité de l’école, tout en dénonçant le sentiment d’être placés devant le fait accompli sans avoir été consultés.

Capture d’écran page Facebook Municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel

Le maire, Michel Péloquin, a toutefois tenu à être clair quant à la portée de la décision.  « Ce qu’il faut comprendre, c’est que le projet, il va avoir lieu. Ça, c’est certain, il est tout à fait conforme. La municipalité ne peut pas l’empêcher, à moins qu’on exproprie le terrain. Ce qu’on ne fera pas. Ça a coûté quasiment 1,5 million à exproprier la partie arrière. […] Nous, ce qu’on essaie par la dérogation, c’est de réduire au plus possible les impacts négatifs. »

Monsieur Péloquin ne s’est pas montré insensible face aux doléances des citoyens, mentionnant au passage que sa propre fille, qui habite dans le secteur, allait, elle aussi, perdre sa vue sur le fleuve avec la construction du complexe résidentiel. Il a toutefois tenu à rappeler les limites du pouvoir municipal dans ce dossier et les conséquences légales d’un refus.

« Si on refusait la dérogation à l’arrière, le contracteur, tout ce qu’il a à faire, c’est avancer son bâtiment et il n’y a pas besoin de dérogation. […] Si on n’émet pas le permis, on se fait poursuivre, et ça va nous coûter une fortune. Ils vont gagner. »

Au terme des échanges, le conseil municipal a rappelé que chaque demande de dérogation est analysée au cas par cas, en fonction des recommandations du comité consultatif d’urbanisme (CCU), du cadre légal et des impacts sur le voisinage, tout en soulignant que les droits du promoteur doivent également être respectés.  Le projet de construction ira donc de l’avant sur le terrain où se trouvait autrefois la résidence du défunt docteur Normand Sullivan.

Image fournie par la municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel

Image fournie par la municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel

Image fournie par la municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel

 



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