SorelTracy Magazine - Samedi, 22 juin 2024

Lundi 24 avril, 2023

Un homme, ça ne pleure pas !

Je suis encore ému ce matin en écrivant ces lignes. Un bouleversement positif, agréable. Disons que je vais mettre ça sur l’aspect de la fatigue. Mais honnêtement, il n’en est rien. Je dois l’admettre. Je suis vraiment touché, ébranlé.

Hier, quand je me suis présenté sur le site de notre course aux alentours de 4h dans la nuit, il pleuvait. C’était la catastrophe dans ma tête.  Beaucoup de travail restait à faire. Heureusement, ça m’a changé les idées, de mes visions négatives.

Le premier départ était prévu à 9h et graduellement, je voyais les coureurs se pointer avec leur sourire malgré cette température maussade. Je me suis dit que je me faisais royalement servir une leçon par ces derniers.

J’aurais tellement voulu qu’ils le sachent.

Occupé comme une poule sans tête, je virevoltais pour m’assurer que tout était en place, que rien n’avait été oublié, négligé. Dans mon for intérieur, je sentais cette grosse boule d’émotions m’envahir.

Lorsque je croisais les gens, qu’ils me confiaient plein de belles choses, je devenais impressionné. Mais vous savez très bien qu’un homme, ça ne pleure pas. Envahi par les témoignages, je me disais qu’il ne fallait pas que je me laisse aller, que je craque. Je me devais de rester fort, de ne pas broncher. Alors, pour éviter que l’on constate mon désarroi, je faisais des accolades aux gens, ce qui me permettait de me ressaisir. 

DES BÉNÉVOLES EN OR  

Je n’en revenais tout simplement pas de toute cette gratitude, cette présence malgré les intempéries.

Désarmé, j’aurais voulu leur démontrer cette appréciation, ma gratitude pour leur participation.

Mélanie Duclos et moi organisons cette course pour remettre au suivant et voir les sourires sur le visage des gens. Nous avons été récompensés comme jamais.

Des commentaires positifs sur toute la ligne. C’est comme si je venais de terminer un marathon. Une plaisir maximal dans mon esprit, un summum inatteignable. Ce feeling, je le ressentais pour la première fois de ma vie sans avoir couru 42 km.  Je ne pensais jamais pouvoir vivre ça un jour.

Que dire de la participation des bénévoles ! Vous le savez, sans eux, impossible de tenir des événements. On a beau le répéter, le réécrire mais on doit absolument en tenir compte, C’est essentiel. Il faisait froid, il pleuvait, il ventait mais leur enthousiasme a été ressenti par tous les participants qui n’avaient que des propos admiratifs envers eux. Les témoignages reçus démontraient leur bonheur.

EN ROUTE VERS UNE 3e ÉDITION

Brûlé physiquement en ce lendemain de veille, j’éprouve un sentiment de fierté et c’est grâce à vous tous.

Merci aussi à tous nos généreux commanditaires qui croient à la présence de cet événement et qui nous encouragent dans notre folie.

Merci à mes amis Dominic Arpin et Maxim Martin accompagné de son chien Aura pour leur présence et collaboration entière.

Soyez assuré que le Défi Daniel Lequin reviendra pour une 3e édition. Comme nous avons tenté de le faire cette année, nous essaieront de nous améliorer en corrigeant nos lacunes. Avec cette 2e édition, nous avons enregistré 541 participants, c’est plus que l’an dernier.

J’ai les larmes aux yeux présentement mais personne ne me voit car un homme, ça ne pleure pas !

ANCRAGE: J’ai dû refouler mes émotions pour ne pas craquer devant le sourire et la satisfaction des participants.

 

 

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