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Mardi 30 juin, 2026
Un 7e « Bières, Vins et Terroir » historique: 5000 visiteurs et des records brisés à Sainte-Anne-de-Sorel

Photo: Courtoisie
(Céryce Coutu, 30 juin 2026) – Le comité organisateur de la 7e édition du festival Bières, Vins et Terroir peut dire mission accomplie. Propulsé par une météo absolument parfaite du 26 au 28 juin, le rassemblement a attiré une foule estimée à quelque 5 000 visiteurs au cours du week-end. Épuisement des verres officiels, record d’exposants et invasion de jeunes familles: le bilan de cette cuvée 2026 dépasse toutes les attentes.
Pour le promoteur Laurent Cournoyer, ce succès historique s’explique d’abord par la complicité inédite de la météo, qui avait été plutôt sombre l’an dernier.
« C’est la première fois, depuis les sept éditions, qu’on a cette chance-là d’avoir Dame Nature de notre côté avec trois belles journées sans averse », s’est réjoui l’organisateur. « C’est la météo, c’est Dame Nature qui décide en grande partie ! » a-t-il lancé avec humour. Cet afflux massif a d’ailleurs provoqué une belle surprise logistique: dès samedi en fin de journée, tous les verres exclusifs de dégustation 2026 étaient épuisés, forçant l’organisation à piger dans ses réserves de l’édition précédente pour satisfaire les festivaliers.
Le plus beau site au Québec?

Au-delà du soleil, c’est le cadre enchanteur du parc de Sainte-Anne-de-Sorel qui continue de faire la renommée de l’événement à l’échelle provinciale.
« La principale force de notre organisation, c’est la beauté de notre site, autant que la logistique. La configuration est optimale: la dimension, les petits sentiers pour circuler… On est aussi un des seuls festivals, au Québec, qui peut gérer son propre stationnement », explique Laurent Cournoyer. « Le coup d’œil sur le fleuve et l’Île du Moine à l’entrée des îles de Sorel, on en entend parler plusieurs fois par jour, autant des exposants que des visiteurs de l’extérieur. Selon eux, c’est le plus beau site au Québec pour un festival de microbrasserie. C’est notre plus gros atout. »
Une offre de haut calibre et des exclusivités enviées

Le festival a également fracassé son record d’exposants en regroupant 50 partenaires sur le site, comparativement à moins d’une vingtaine en 2019. Ce coup de circuit est attribuable à l’implication de Pierre-Luc Duguay, de La Grange à Houblon, dont le vaste réseau de contacts a permis d’attirer des gros noms. « Il a pu approcher des microbrasseries qui, souvent, ne font aucun autre festival au Québec. On est très content de la qualité de nos exposants », souligne monsieur Cournoyer, qui comptait aussi sur la présence de neuf food trucks pour garnir l’offre gourmande.
Sur le plan musical, l’organisation a dû faire preuve d’agilité après l’annulation de dernière minute du groupe On a créé un monstre, dont le chanteur a dû subir une intervention chirurgicale sérieuse. C’est la formation The Cays, incluant trois membres du groupe initial, qui a sauvé la mise. « Ils ont pris la relève à main levée », a salué le promoteur.

Le retour du Survenant III et des familles
Une autre belle surprise est venue de la démographie des festivaliers, marquée par une présence record de poussettes et d’enfants. Alors qu’on en comptait à peine une centaine lors de la première édition, ils étaient des centaines ce week-end. « Beaucoup de jeunes familles cette année, c’est un record. Les enfants étaient très nombreux, ça a étonné tout le monde. Les parents viennent et ça ne les empêche pas de profiter du festival. »
Les nostalgiques ont également pu se réjouir de la présence sur place du légendaire bateau de croisière Le Survenant III, véritable icône du tourisme régional d’époque, qui était accessible pour des visites et qui jettera l’ancre dans le secteur jusqu’à la mi-juillet.

L’expérience d’un festival niché
Avec ses ateliers dégustation et son 5 à 7 barbecue animé par la cheffe Sandra Plourde, l’événement se distingue des trente autres festivals du genre au Québec en intégrant une place de choix aux spiritueux, aux vins et au terroir.
Pour Laurent Cournoyer, la clé réside dans la dimension humaine de l’expérience: « On n’est pas un festival généraliste, on est un festival niché. On n’a pas l’espoir d’avoir 200 000 visiteurs, ce n’est pas ça l’objectif. L’objectif, c’est d’offrir une belle expérience de qualité. Plusieurs propriétaires de microbrasseries et distilleries étaient présents, et souvent c’est le seul festival de l’année qu’ils font parce qu’on n’est pas trop gros. Ils ont le temps de jaser avec leur clientèle, de prendre le pouls. C’est une grande fierté pour nous », conclut-il, déjà tourné vers la préparation de la 8e édition.

Pascale Picard (Photo: Courtoisie)

Karine Lagueux
