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Mercredi 26 août, 2026
Trois ans de démarches pour positionner Sorel-Tracy dans le secteur naval

Le maire Patrick Péloquin serre la main du premier ministre du Canada, Mark Carney. | (Photo tirée de la page Facebook du maire de Sorel-Tracy, Patrick Péloquin.)
(Stéphane Martin, 26 août 2026) – Le maire de Sorel-Tracy est de toutes les photos dès qu’il est question d’industrie navale. Depuis maintenant trois ans, Patrick Péloquin multiplie les présences aux événements et aux rencontres où se discute l’avenir de cette industrie au Québec.
Plus tôt cette semaine, le maire était au chantier Davie, à Lévis, aux côtés du premier ministre Mark Carney et de la première ministre Christine Fréchette, lors de l’annonce de la construction de six nouveaux brise-glace pour la Garde côtière canadienne. Un investissement de plus de 11 milliards de dollars qui pourrait générer d’importantes retombées dans la chaîne d’approvisionnement québécoise.
« Je ne me présente pas sur place comme ça. On est invité et à cette occasion seuls les maires de Québec, de Lévis et de Sorel-Tracy étaient présents. Cela témoigne du travail effectué par la Ville depuis trois ans pour positionner la région dans la stratégie nationale de construction navale », explique Patrick Péloquin en entrevue au SorelTracy Magazine.
Le maire est catégorique, Sorel-Tracy possède plusieurs atouts pour profiter de cette relance, notamment son expertise en métallurgie et en sidérurgie, son savoir-faire manufacturier ainsi que la présence historique du secteur maritime. « L’objectif n’est pas nécessairement de voir un énorme navire construit de A à Z à Sorel-Tracy. La construction navale moderne repose plutôt sur une vaste chaîne de sous-traitants. Des pièces métalliques, des modules, des composantes électroniques ou encore des éléments destinés aux cabines pourraient ainsi être fabriqués dans la région. Il y a tellement d’affaires sur un navire que ça peut prendre de multiples formes », souligne Monsieur Péloquin, qui défend ce point de vue depuis maintenant trois ans.

Le maire Patrick Péloquin en compagnie du premier ministre du Canada, Mark Carney (à gauche) et de la première ministre du Québec, Christine Fréchette | (Photo tirée de la page Facebook du maire de Sorel-Tracy, Patrick Péloquin.)
La balle dans le camp des entrepreneurs
Pour Patrick Péloquin, la Ville a maintenant fait sa part en matière de représentation et de développement du territoire. La prochaine étape revient aux entreprises. « La balle est dans le camp des entrepreneurs. Il faut qu’ils lèvent la main et qu’ils se positionnent dans la chaîne d’approvisionnement. Un entrepreneur qui se soumet pour Davie peut obtenir des contrats et sécuriser ses emplois », affirme-t-il.
Des bâtiments toujours pas achetés
Le maire tient également à préciser que la Ville n’a pas encore fait l’acquisition des deux bâtiments situés dans le parc industriel Ludger-Simard, qu’elle souhaite pouvoir utiliser pour favoriser l’implantation de nouvelles entreprises.
Les deux règlements d’emprunt, de 10 millions de dollars chacun, ont franchi une étape du processus municipal. Un registre permettant aux citoyens de s’opposer aux règlements était ouvert, mais personne ne s’est présenté pour le signer. « Il y a des gens qui disent que la Ville va trop vite, mais il y avait une possibilité pour les citoyens de s’y opposer. Il n’y a pas eu une signature à l’hôtel de ville, pas une », insiste Patrick Péloquin.
La Ville peut donc maintenant poursuivre les démarches en vue d’une éventuelle acquisition.
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