SorelTracy Magazine - Jeudi, 19 mai 2022

Mercredi 27 avril, 2022

« Serge Péloquin et Big Brother », par Jocelyn Daneau

Par Jocelyn Daneau

En mai 2017, le conseil d’administration du Regroupement pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST) et son commanditaire omniprésent, M. Serge Péloquin, ont monté des dossiers personnels sur certains citoyens jugés critiques à l’égard de ce qui allait devenir Statera. J’étais du nombre. Depuis son élection en 2013, Serge Péloquin n’a jamais hésité à multiplier les conflits et les attaques envers quiconque pouvait lui déplaire. À titre d’exemple, depuis mai 2018, mentionnons le départ dans la controverse des directeurs généraux Mario Lazure, Marc Guevremont et Karl Sacha Langlois, sans oublier les multiples poursuites judiciaires avec l’argent des contribuables contre plusieurs citoyens.

Lors de la dernière campagne électorale, pendant le débat des candidats, Serge Péloquin n’a eu aucun scrupule à falsifier certains éléments de ma vie professionnelle et donc personnelle, pour tenter de me déstabiliser.

Dans cette même veine, nous apprenons cette semaine par les médias, qu’il n’a pas hésité à mettre sur table d’écoute, depuis plus de 12 mois, le bureau du greffier qui est aussi, directeur des élections. Ces faits ne semblent pas publiquement contredits par le maire Péloquin qui dit-il, pour agir, s’est basé sur l’article 52 de la Loi des cités et villes du Québec. N’étant pas juriste, je suis quand même d’avis qu’il s’agit d’une interprétation largement exagérée de cet article, surtout en regard de la période d’écoute couverte ; laquelle confine au harcèlement.

Comme candidat à la mairie de Sorel-Tracy en 2021, j’ai eu de nombreuses conversations avec M. René Chevalier pour comprendre le processus électoral municipal, pour ainsi affiner ma stratégie d’élection. Je n’irais pas jusqu’à dire que le résultat du vote à la mairie du 7 novembre 2021 aurait été inversé si ces écoutes n’avaient pas eu lieu. Cela étant, devons-nous comprendre que Serge Péloquin prenait des notes dans la pièce d’à-côté, à chaque visite d’un candidat à l’élection de 2021 ?

En termes démocratiques et du simple respect de la vie privée, il y a tout lieu de se questionner et même de s’indigner. Si le tout devait se révéler exact, c’est un abus de pouvoir indéfendable de la part de Serge Péloquin et une attaque inqualifiable du processus et de nos institutions démocratiques. Cette situation d’inquisition, qui semble être le fruit d’une initiative personnelle, soulève donc un ensemble de questions tant légales qu’éthiques, auxquelles les autorités devront apporter des réponses claires, transparentes et précises. Le maintien de la confiance dans nos institutions l’exige.

En cette époque où la démocratie est malmenée comme le montrent les taux de participation en déclin aux différents votes ou par l’émergence de personnages dictatoriaux comme Donald Trump ou Vladimir Poutine. Il importe pour les autorités en place de mener toutes les enquêtes nécessaires sur cette situation inédite ici à Sorel-Tracy et au Québec, de les rendre publiques et s’il y a lieu, de sévir pour l’exemple.

 

Jocelyn Daneau
Sorel-Tracy

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