SorelTracy Magazine - Lundi, 27 mai 2024

Mercredi 3 mai, 2023

Sondage réalisé auprès du personnel de soutien des centres de services scolaires de la Montérégie

Selon La FEESP-CSN, le personnel de soutien scolaire veut quitter en grand nombre

(La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Brossard, le 3 mai 2023) – Au mois de janvier dernier, les employé-es de soutien du Centre de services scolaires de Sorel-Tracy, du Centre de services scolaires des Hautes-Rivières et du Centre de services de la Vallée-des-Tisserands ont répondu à un sondage du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). Le sondage s’adressait au personnel de soutien et portait sur leur réalité des six derniers mois.

« Les résultats sont inquiétants. Le personnel de soutien scolaire de ces trois centres de services est épuisé, surchargé et victime de violence. Pas étonnant qu’une bonne partie d’entre eux pensent à quitter en grand nombre ! Clairement, les « solutions » patronales unilatérales des dernières années n’ont pas réussi à faciliter leur travail », déclare Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP-CSN, principal regroupement syndical du personnel de soutien au Québec.

Pour le Centre de services scolaires de Sorel-Tracy
« Je suis catastrophée, mais pas étonnée par les résultats. Le quart de nos membres ont répondu. Ce coup de sonde est donc un bon échantillon de ce qui se passe sur le terrain. Et ce n’est pas encourageant. Qu’attend-on pour agir concrètement? Nos gens sont sur les rotules ! », affirme Maggie Bussière, présidente du Syndicat des employées et employés de la commission scolaire Sorel-Tracy.

Voici les résultats qui inquiètent particulièrement le syndicat. Parmi les répondantes et les répondants :
• 58 % jugent que leur travail est épuisant émotionnellement ;
• 41 % affirment avoir vécu de la violence psychologique de la part d’élèves ;
• 33 % affirment avoir vécu de la violence physique de la part d’élèves ;
• 49 % ont envisagé de quitter leur emploi ;
• 46 % des salarié-es y travaillant depuis moins de 10 ans ont pensé quitter leur emploi ;
• 23 % ont envisagé de devancer leur retraite ;
• 64 % travaillent durant leur pause pour réaliser l’ensemble de leurs tâches ;
• Les ratios en services de garde ne sont pas réduits pour tenir compte des enfants d’âge préscolaire ou ayant des besoins particuliers.

La cloche a sonné et ce n’est pas la cloche de la récréation
Pour Frédéric Brun, vice-président de la FEESP-CSN, la stratégie des plasters doit être reléguée aux oubliettes. « Nous sommes présentement en négociation pour le renouvellement de nos conventions collectives. C’est l’occasion pour le gouvernement et nos patrons d’entendre la cloche sonner. Et ce n’est pas la cloche de la récréation, c’est la cloche pour négocier afin d’améliorer concrètement les conditions de travail », termine-t-il.

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