SorelTracy Magazine - Jeudi, 1 Décembre 2022

Lundi 11 juillet, 2022

PAPI INSPIRÉ PAR CHARLOTTE !

Photo prise après avoir franchi le fil d’arrivée en compagnie de l’organisateur de l’événement Pascal Lambert et de Nathalie Bisson du Pace du Bonheur.

Dans mes derniers marathons, je me suis toujours demandé si les organisateurs ne me jouaient pas un tour en reculant la ligne d’arrivée !

C’est une blague, voyons.

Même s’il s’agissait de mon 103e à Warwick, ce n’est pas toujours évident et ce même si je possède un bon bagage d’expérience derrière la cravate.

Je ne manquais pas d’inspiration pour ce 42 km car je l’avais dédié à ma petite Charlotte, née dans des circonstances difficiles il y a quelques semaines. Je me disais que la souffrance ressentie lors de ce parcours n’avait rien de comparable avec ce qu’elle avait traversé.

Juste pour vous faire une histoire courte, disons qu’elle ne respirait pas lorsqu’elle a vu le jour. Transportée d’urgence dans un hôpital plus spécialisé, disons qu’elle nous a donné la frousse à quelques reprises. Aujourd’hui, tout va pour le mieux et les parents profitent amplement de sa belle présence.

Un 2e marathon pour moi cette année après celui de Drummondville. Pour un 10 juillet, la température était idéale. Il s’agissait du premier marathon dans l’histoire de cette organisation, Fort dans la course, un premier marathon pour Nathalie Bisson et son Pace du Bonheur, une belle façon de célébrer le 10e anniversaire de cette journée.

Les 42 km ont été presque entièrement courus sur une piste cyclable entre Warwick et Danville.

LA MAIRESSE DE DANVILLE

Avant le départ, l’animateur nous indique que le parcours se déroulera entièrement sur la piste cyclable qui relie Warwick à Danville. Parcours plat, beaucoup d’ombre, que demander de mieux ! Il précise qu’au bout, lorsqu’il faut faire un virage, la mairesse de Danville sera sur place et ne manquer pas de la saluer.

Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma flamme de petit tannant. Une fois arrivé sur place, il y avait quelques personnes. J’ai alors demandé où était la mairesse, Martine Satre ? Rapidement, on me l’a présentée et aussitôt, je lui ai tombé dans les bras en ajoutant que j’avais couru jusque-là juste pour la rencontrer. Je l’ai fait sourire… heureusement !

Fidèle à mon habitude, les derniers kilomètres furent laborieux. C’est à ce moment que je réalise ma baisse d’adrénaline causée par de nombreux facteurs.

Or, je cours et c’est ce qui importe.

Mon ami Mario Gélinas de la Mauricie m’a fait une belle surprise lorsque je suis arrivé sur les lieux. Il n’avait pas inscrit ce marathon sur son programme mais a changé d’idée à la dernière minute. Fidèle à son habitude, il est arrivé la veille, stationné son véhicule près de l’emplacement et a passé la nuit dans son bolide qu’il a converti en chambre d’hôtel !

Un gars spécial ce Mario mais combien sympathique.

La petite Charlotte est maintenant bien aujourd’hui.

LES POUMONS DE NATHALIE

On s’est suivi tout au long du marathon en fermant la marche. Longtemps, on a occupé les deux derniers rangs.

Dans l’ensemble, j’étais content de mon expérience et une fois de plus, j’ai pu croiser et jaser avec plusieurs adeptes du monde de la course à pied.

Lorsque j’ai croisé le fil d’arrivée, Nathalie s’époumonait au micro. Elle criait, elle hurlait. Elle regorge de dynamisme cette femme. Je suis toujours ravi de la revoir.

Alors que je sautais dans mon auto pour revenir à la maison, j’ai entendu nommer mon nom par l’organisateur Pascal Lambert. Je venais de mériter un chandail puisque j’avais terminé au premier rang dans ma catégorie d’âge.

Premier sur huit !

Ça fait quand même un p’tit velours !

 

STATISTIQUES

Temps : 4h53 :03
Classement catégorie d’âge : 1e sur 8
Classement général : 15 sur 48

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