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Vendredi 27 mars, 2026
Chronique : Question de Feeling !
Où en est la vie privée ?
La transparence qu’engendrent l’usage des technologies à vitesse triple grand V accélère notre sentiment de vulnérabilité, d’insécurité, générant de la suspicion, désagréable cocktail d’anxiété. On se sent comme dans un coquillage semi transparent au fond d’un aquarium.
La géolocalisation et l’usage d’une pléthore de plateformes technologiques apportent à la fois le meilleur et le pire. Le pire advient trop souvent lorsque l’usage est abusif ou injustifié.
Tout ce ramdam amène à un cafouillage de la conscience.
Si la conscience déraille, elle peut conduire à des viols de vie privée, des vérifications arbitraires de rendez-vous, de localisation et de surveillance injustifiables. L’usurpation du droit fondamental à la vie privée est grave et inacceptable.
On ne change pas le monde. Certaines personnes outrepassent leurs droits, se sentant au-dessus de tout. Nul n’a le droit de vérifier les allées et venues de qui que ce soit en dehors des ententes parentales ou avec consentement préalable.
Qu’il semble donc difficile de vivre et de laisser vivre au nom d’un pouvoir personnel que l’on s’octroie sans réfléchir dans un esprit de gérance d’estrade.
Le respect est en chute libre; ce fait est palpable et vérifiable quotidiennement.
Les abus inqualifiables d’un président crapuleux pas si loin de nous, trop près même, auraient-ils commencé à inspirer insidieusement une barbarie contemporaine?
Se regarder, être capable d’auto critique et de réflexion peut sans doute induire un meilleur jugement avant d’édifier la dictature que l’on réserve à d’autres.
Un espace psychologique et physique privé relève uniquement d’un droit fondamental.
LES BEAUX DISCOURS…
À l’instar de nombreuses personnes, je deviens exaspérée d’ingurgiter les arguments, les envolées en langue de bois, les justifications indigestes et les promesses aussi consistante que la barbe à papa de la classe politique tous azimuts.
Le réconfort, qu’il y ait ou non matière à se réjouir, provient davantage des analystes, politologues, sociologues et autres penseurs, rigoureux, fiables et surtout, indépendants de toute ligne de parti. Ils sont nos guides vers une meilleure capacité de réflexion. La lassitude face à la politique est indéniable. La confiance s’ébrèche devant des choix économiques davantage favorables aux grandes industries et aux grands pouvoirs économiques. On le sait, mais on se sent pris en otage des décisions souvent prises de manière peu démocratique.
Manquent à l’appel : la connaissance réelle des situations sur le terrain, la bienveillance, l’empathie, la vie quotidienne de la majorité électorale.
Ben oui! Faut voter …malgré tout !!!
Nous sommes engorgés de discours vides qui accèdent à des décisions questionnables, voire navrantes et inutiles.
La confiance dans les structures politiques nationales, provinciales et municipales est extrêmement fragile.
Les valeurs économiques ne peuvent-elle pas faire alliance avec les valeurs sociales?
« Votre beau discours, notre cœur est…las…de l’entendre. »
Lucie Antaya