SorelTracy Magazine - Vendredi, 17 septembre 2021

Vendredi 23 juillet, 2021

Pénurie chez les concessionnaires automobiles

« On en a pour 5 à 7 ans à vivre ça » – Richard Morrissette

Richard Morrissette

Le phénomène touche l’Amérique du Nord et plusieurs l’ont remarqué, les cours des concessionnaires automobiles sont actuellement dégarnies. Les inventaires de véhicules neufs sont au plus bas et la région de Sorel-Tracy n’est pas épargnée.

« Il y a un manque de pièces, dont des micropuces, qui fait en sorte que l’industrie ne produit plus autant de véhicules. De toutes mes concessions, c’est Ford qui est la pire. […] J’ai entre 50 et 60 ventes de réalisées, mais les véhicules n’entrent pas et certains seront livré en août, septembre et même octobre. Les clients doivent s’armer de patience », explique le président du Groupe RM, Richard Morrissette.

« Au niveau de Nissan, la production est difficile également, mais j’avais tellement de véhicules en inventaire que j’ai réussi à passer au travers. Il m’en reste peut-être une cinquantaine de véhicules neufs sur le terrain alors qu’habituellement, j’en ai environ 150. J’en ai une centaine en livraison, mais il y a de l’attente. »

Monsieur Morrissette souligne au passage la compréhension et la patience dont fait preuve sa clientèle. « Je ne veux pas être pessimiste, mais d’après moi on en a pour 5 à 7 ans à vivre ça. On devrait refaire nos inventaires d’ici l’automne, mais il faut s’attendre à ne pas avoir la couleur ou le véhicule exact que l’on voulait au départ. […] Les gens sont compréhensifs jusqu’à maintenant. Plus que moi-même, car quand j’achète quelque chose, je suis du genre à le vouloir tout de suite », souligne-t-il avec humour.

Claude Lefebvre

L’attente pour l’obtention d’un véhicule neuf est également vécue chez Pierre Lefebvre Toyota.  « Honnêtement, chez nous l’attente est de quelques semaines au maximum. Nous avons plus de 150 automobiles en arrivage d’ici 60 jours. Le modèle Rav4 Prime a deux ans d’attente au moins puisque la production est au maximum et que la demande est à 500% », de confier le propriétaire Claude Lefebvre.

Une roue qui tourne

La pénurie se fait également sentir dans la vente de véhicules usagés. « C’est une roue qui tourne. S’il n’y a pas de véhicule neuf, il n’y a pas de voiture de location. Si l’on ne vend pas de véhicule neuf, il n’y a pas de voiture usagée offerte. Le marché est déséquilibré. […] Avec la rareté, ce sera difficile de trouver un véhicule usagé à un prix raisonnable. C’est malheureux pour les vendeurs de véhicules usagés et pour la clientèle », de conclure Richard Morrissette.

Publicité

Publicité