SorelTracy Magazine - Jeudi, 23 mai 2024

Vendredi 26 avril, 2024

L’Hôtel-Dieu de Sorel perd sa seule pédopsychiatre

(Stéphane Martin, 26 avril 2024) – L’équipe du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) a reçu à la fin du mois de mars la démission de la seule pédopsychiatre à l’Hôtel-Dieu de Sorel.

La docteure Camille Guillemin a évoqué qu’elle quittait pour des raisons personnelles et comme le prévoit la Loi sur les services de santé et les services sociaux, il faut compter 60 jours avant son départ. Cette situation n’est pas sans inquiéter certains parents qui craignent de perdre accès à ce service spécialisé dans la région.  « Il est regrettable que la pédopsychiatre de mon fils déménage, car cela signifie que nous perdons complètement l’accès à son expertise. Cette situation nous place dans une position peu favorable. Mon fils n’a aucun médecin de famille ni de pédiatre alors ça complique les choses », écris une mère qui a contacté le SorelTracy Magazine afin de partager son inquiétude.

« Nous n’avons plus beaucoup d’expertise à Sorel-Tracy et nous devons voir à l’extérieur de la ville. C’est désolant de tout recommencer avec un autre spécialiste. Ça ajoute au stress de mon enfant qui souffre de troubles d’anxiété sévère et d’un TDAH », ajoute-t-elle.

Certains organismes qui travaillent en concertation avec la docteure Guillemin souhaitent également qu’un remplaçant soit trouvé rapidement.  « Nous perdons une excellente pédopsychiatre qui travaillait beaucoup avec les ressources du CISSSME et le Centre de prévention du suicide pour les enfants de notre région. La chaise vide doit être comblée prioritairement pour assurer des services et aider les parents. Je suis convaincu que le CISSSME travaille activement à régulariser la situation pour notre région », mentionne le directeur général du centre de crise et de prévention du suicide, la Traversée, Sylvain Dupuis.

Le CISSSME se veut rassurant

Contactée au sujet du départ de la pédopsychiatre de l’Hôtel-Dieu de Sorel, la direction du CISSSME tente de rassurer la population et affirme qu’aucun patient ne se retrouvera orphelin.  « Dre Guillemin a déterminé, pour chacun de ses patients, s’il avait besoin d’être transféré à un pédopsychiatre ou si la situation clinique permettait un retour au médecin traitant (pédiatre ou médecin de famille). Tous les patients transférés à un pédopsychiatre ont fait l’objet d’une concertation clinique afin de les orienter de façon optimale. Des démarches sont en cours pour confirmer l’endroit exact où ils seront référés, à Longueuil ou Saint-Hyacinthe. Les patients seront ensuite appelés pour un rendez-vous de prise en charge », assure la directrice adjointe des communications du CISSSME, Caroline Doucet.

« Dans l’attente, ils peuvent toujours rejoindre l’infirmière clinicienne du service de pédopsychiatrie de Sorel s’ils ont des besoins particuliers ou que leur situation évolue afin que les mesures pertinentes soient prises. Il est aussi prévu que les services des professionnels de l’équipe de pédopsychiatrie disponibles à Sorel continuent à être donnés de façon locale. Chaque nouvelle demande sera orientée au bon endroit selon les besoins de l’usager », ajoute-t-elle.

On nous assure également que toutes les démarches sont entreprises afin de pourvoir le poste qu’occupait la docteure Guillemin.  « Le poste à combler est annoncé au sein de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), de l’Association médicale de la spécialité concernée et de Recrutement Santé Québec (RSQ) pour le recrutement à l’étranger, le cas échéant. Le besoin est également présenté lors des diverses activités de recrutement médical dont la Journée Carrière de la FMRQ. Toutes ses démarches ont été entreprises », de conclure Madame Doucet.

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