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Samedi 28 février, 2026
Sainte-Anne-de-Sorel
Levée de boucliers accompagné d’une pétition contre un méga-projet domiciliaire sur la rue Mariane : Pierre Pontbriand explique

A la séance du conseil du 2 février 2026, le maire Michel Péloquin a annoncé qu’un projet de 30 logements et plus, était sur la table pour bientôt sur la rue Mariane. Selon le citoyen Pierre Pontbriand, cette décision a soulevé la consternation des résidents du secteur.
M.Pontbrand a fait parvenir un communiqué aux médias dont voici l’intégralité.
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Par Pierre Pontbriand
Les gens ont peur, et se demandent comment les élus ont pu évaluer les impacts de l’avènement d’un trente logements (et plus) dans un quadrilatère fermé et déjà saturé qui compte à peine une trentaine d’habitations. On parle ici de doubler le nombre de résidents en conservant les mêmes infrastructures. Les craintes sont nombreuses.
Pierre Pontbriand y réside depuis 40 ans et il connait très bien la dynamique du secteur nous dit-il. Aux heures de pointe, c’est périlleux d’y circuler. Ici, c’est le quadrilatère de l’école, avec les autobus scolaires, les parents qui déposent et reprennent les enfants dans la cour de l’école, les classes scolaires qui utilisent le couloir Bussières pour se rendre au parc Henri Letendre, les nombreux enfants qui se rendent à l’école à pied, les gens qui prennent leur marche ou joggent, en pensant que c’est un endroit sécuritaire, les camions a déchets qui bloquent tout, etc etc.
Même en positionnant l’entrée du projet sur la rue Milette il va y en avoir des impacts, et pire encore, le quadrilatère débouche sur la traverse piétonnière de la Rue du Quai, largement utilisée par les étudiants. Ajoutez les utilisateurs du parc Henri Letendre, incluant la rampe de mise a l’eau, la dangereuse intersection de la rue Du Quai et Chemin du Chenal du Moine, l’entrée et le stationnement de l’école, l’église et la fabrique, etc etc. Bref il n’y a rien de facile dans ce secteur.
Comment les élus ont-ils pu conclure que la sécurité ne serait pas mise en cause dans ces conditions? Le conseil se doit de prévoir et ils doivent le faire de façon responsable et, selon moi, bâtir un bloc de 30 logements et plus (une première à Sainte-Anne) est complètement irresponsable.
Le PIIA spécifie noir sur blanc que toute nouvelle intervention doit assurer la qualité de vie des citoyens et citoyennes dans les modifications futures de leur environnement, ce qui permet assurément de limiter le nombre de logements sans crainte que la municipalité soit poursuivie.
Vision du futur : Ce lot est le seul terrain disponible donnant sur le fleuve, il est irremplaçable.
Le conseil en a exproprié une partie, le tiers environ, mais autoriser ce gigantesque bloc de logements sur la façade de la rue Mariane priverait à tout jamais et de façon irréversible les citoyens du plus beau terrain de la municipalité pour faire un parc de dimension respectable. Ils vont permettre a un entrepreneur de dévisager à tout jamais un quadrilatère pour aucune raison, rien ne les y oblige. Dans le pire des cas, l’urbanisme devrait recommander un bâtiment de taille plus raisonnable, moins gigantesque.
Le raisonnement des élus est incompréhensible dans ce dossier et les gens craignent pour leur sécurité et leur environnement, avec raison. Une ville n’est pas censée agir de façon rétrograde, ce qui semble être le cas présentement, et la dynamique du secteur va en prendre pour son rhume. Les séquelles de ce développement vont toucher l’ensemble de la municipalité et pas seulement les résidents du secteur, la circulation de tout le village va être encore plus congestionnée.
Des résidents du secteur ont initié une pétition contre ce mega projet et je vais y participer activement. Si des citoyens se sentent concernés et veulent signer la pétition, ils peuvent me rejoindre au 450-742-9376.
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