SorelTracy Magazine - Lundi, 25 octobre 2021

Vendredi 24 septembre, 2021

Première journée de grève dans les CPE Montérégiens

« Les travailleuses et travailleurs des CPE se magasinent de bonnes conditions de travail ! »

Brossard, le 24 septembre 2021 – Sans convention collective depuis plus de 18 mois, les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN ont profité de la journée du 100e anniversaire de la centrale syndicale vendredi pour accentuer la pression sur le gouvernement en exerçant une première journée de grève et en manifestant dans un haut lieu de la consommation régionale, le Quartier DIX30. Elles et ils veulent souligner qu’ils se battent également pour améliorer leur situation économique. D’autres manifestations semblables ont eu lieu au même moment dans toutes les régions du Québec.

« Aujourd’hui, elles et ils sont venus des quatre coins de la Montérégie, malgré la COVID-19, pour appuyer leur comité de négociation. La solidarité, chez les travailleuses et travailleurs des CPE, c’est sacré ! D’ailleurs, provenant moi-même de ce syndicat, j’en sais quelque chose. Et aujourd’hui, comme représentante de la CSN en Montérégie, je suis venue leur apporter la solidarité des 30 000 membres, de tout type de métier, pour leur dire que nous partageons leurs efforts ! » déclare Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.
« Le manque de main-d’oeuvre est criant dans les CPE de la région et, malheureusement, les offres déposées par le gouvernement à ce jour sont nettement insuffisantes pour renverser cette tendance et assurer la pérennité du réseau »
, déplore Mélanie Bouchard, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Les 11 000 travailleuses et les travailleurs des CPE affiliés à la CSN piaffent d’impatience alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois et que la situation continue de s’empirer sur le terrain. Pendant ce temps, non seulement le gouvernement n’offre aucune solution concrète pour résoudre les problèmes de surcharge de travail et les difficultés de recrutement et de rétention du personnel, mais il fait des demandes de reculs qui ne feront qu’aggraver la situation.

« Nos membres dans la région ont voté en faveur de la grève à 98 %. Ça démontre bien à quel point ils sont au bout du rouleau, explique Nadia Vallée, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs en petite enfance de la Montérégie – CSN. Le gouvernement Legault doit arriver avec des offres raisonnables plutôt que d’essayer de presser le citron encore plus et risquer de pousser vers la sortie les travailleuses et les travailleurs qui tiennent le réseau à bout de bras. »

« À la CSN, nous sommes en train de terminer la négociation du secteur public. Cela a été difficile. Mais le gouvernement est aussi l’interlocuteur principal pour des tas d’autres travailleuses et travailleurs, comme celles et ceux des CPE, en grève aujourd’hui. Je suis présent ce matin pour leur montrer qu’ils peuvent compter sur l’énergie du mouvement CSN pour les aider dans leur négociation », explique Yvan Duceppe, le trésorier de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Des demandes raisonnables

Les travailleuses et travailleurs revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle salariale (avant la négociation du secteur public) contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.

Les représentants syndicaux demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits. Ils veulent aussi du temps pour la préparation du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

Source : FSSS–CSN

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