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Mardi 28 juillet, 2026
Chronique : Question de Feeling !
Les « nourriciers » oubliés
(Lucie Antaya) – Chaque jour, j’ai une pensée pour l’humanité qui ne mange pas à sa faim et pour la trop grande partie du monde à qui manquent l’eau et la nourriture.
Je me sens choyée de pouvoir choisir à l’infini ce qui compose mes repas et cette gratitude que j’éprouve, je la tourne essentiellement vers les agriculteurs et agricultrices. Je leur voue une indéfectible admiration. Ils sont gens de courage, de passion, de persévérance.
Leur labeur ne se quantifie pas. Ils font un avec la nature, les éléments et les saisons, tributaires des caprices climatiques.
J’ai grandi et vécu longtemps dans une municipalité semi agricole.
L’amour des arbres, des boisés, des animaux domestiques et ceux de la ferme ont façonné les jours mémorables des grandes vacances scolaire, sans oublier les promenades en chaloupe le long de la rive.
Nos collations enfantines de l’après-midi ne se résumaient non seulement aux fruits ou à la crème glacée mais aussi aux petites carottes nouvelles et aux petits concombres juteux provenant directement de chez l’agriculteur, en face de chez nous.
Nous vivions entourés de ces gens de cœur et de labeur, assurés de goûter perpétuellement à l’abondance que leur travail nous procurait. Nous tissions des liens humains de grande valeur.
Avec mon meilleur souvenir du passé et avec toute ma reconnaissance présente, je rends hommage aux agricultrices et agriculteurs qui font de nous des privilégiés.
Ils constituent le fondement de notre sécurité alimentaire.