SorelTracy Magazine - Mercredi, 8 avril 2026

Mercredi 8 avril, 2026

Le Sorelois Benoît Laplante suit de près la mission Artemis 

Benoit Laplante (Photo: Nathalie St-Pierre)

(Stéphane Martin, 08 avril 2026) – Alors que la mission Artemis II captive l’attention du monde entier, le Sorelois Benoît Laplante, passionné infatigable et fin spécialiste des missions spatiales, en décortique chaque étape avec enthousiasme. Fasciné par la conquête lunaire, il suit de près les moindres avancées technologiques et analyse avec précision les objectifs de ce grand retour vers la Lune.

Alors que le programme Artemis marque le retour de l’humain vers la Lune, il se distingue à bien des égards du mythique programme Apollo, à l’origine des premiers pas sur notre satellite naturel entre 1969 et 1972.  « Le lanceur est différent et plus puissant, la capsule, bien que de forme similaire, est très différente de par son instrumentation à bord, l’utilisation de panneaux solaires, la qualité de vie des astronautes et un vaisseau beaucoup plus spacieux », explique-t-il en entrevue au SorelTracy Magazine.

La mission comporte aussi son lot de défis techniques.  « Par exemple, nous allons faire l’essai d’un nouveau moyen de communication de données et de vidéo (O2O) en utilisant une technologie basée sur le laser. Le tout permettant un plus grand transfert d’information d’environ 260 Mb/s, soit 100 fois plus rapide que les fréquences radio conventionnelles. […] Il y a aussi de nouveaux radars d’approche, systèmes de navigation et, oui, nous avons à bord une toilette. Ce qui n’était pas le cas lors des missions Apollo », ajoute-t-il.

L’équipage de l’Artemis II (Photo : Publiée sur la page Facebook de la NASA – National Aeronautics and Space Administration)

« La mission a également pour but d’étudier la Lune afin de mieux choisir les sites potentiels pour l’établissement d’une ou des bases lunaires, car c’est la prochaine étape des futures missions Artemis. Et oui, la Lune pourra servir de point de lancement vers Mars. »

La participation canadienne revêt par ailleurs une importance toute particulière pour le passionné.  « Oui, c’est une très grande fierté d’avoir un Canadien à bord mais aussi d’avoir une Canadienne, Jenni Gibbons, qui œuvrait comme CAPCOM [personne qui communique avec le vaisseau] pendant l’approche vers la Lune. Elle était aussi la remplaçante de Jeremy Hansen dans le cas où il n’aurait pas été en mesure de prendre part à la mission. Ce qui est aussi important de souligner pour moi, c’est le caractère et la persévérance de Jeremy, qui avait été choisi comme astronaute il y a 17 ans et n’a jamais abandonné pour enfin faire partie de cette mission », commente Monsieur Laplante.

Vue de la Lune et de la Terre depuis Artemis II  (Photo : Publiée sur la page Facebook de la NASA – National Aeronautics and Space Administration)

Dans un contexte international parfois tendu, Benoît Laplante estime que cette mission apporte aussi une note positive.  « C’est une chance de se concentrer sur quelque chose de positif pendant ces temps incertains. Et les photos de là-haut sont magnifiques », conclut-il.

Vue de la Lune et de la Terre depuis Artemis II  (Photo : Publiée sur la page Facebook de la NASA – National Aeronautics and Space Administration)

 

 



Publicité

Publicité

Publicité