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Lundi 14 septembre, 2026
La Montérégie interpelle les partis :
« Le garde-manger du Québec ne peut plus être servi en dernier »

Photo: Pierre Laflamme
(Équipe STM, 14 septembre 2026) – La Table de concertation régionale de la Montérégie (TCRM) demande aux formations politiques de prendre des engagements clairs envers la région, notamment en matière d’infrastructures, d’environnement, de développement économique et de patrimoine.
La Montérégie veut être davantage reconnue pour son poids démographique, son vaste territoire agricole et sa contribution à l’économie québécoise.
À l’occasion de la Grande tablée électorale de la Montérégie, tenue vendredi à Longueuil, la Table de concertation régionale de la Montérégie (TCRM) a présenté sa plateforme de priorités en vue des élections de 2026. Intitulée « Reconnaître la Montérégie : le garde-manger du Québec ne peut plus être servi en dernier », la plateforme demande notamment au prochain gouvernement d’adapter ses investissements et ses décisions à la réalité des territoires montérégiens.
Pour le préfet de la MRC de Pierre-De Saurel et vice-président de la TCRM, Vincent Deguise, le patrimoine régional représente notamment une occasion de développement.
« Nos territoires conservent des collections, des paysages et des récits qui appartiennent à l’histoire de toute la Montérégie. Le Centre de conservation et de recherche en archéologie offrirait une réponse régionale durable aux besoins de conservation, d’étude et de transmission des collections archéologiques », souligne-t-il.
La TCRM souhaite également obtenir du soutien pour le développement d’initiatives culturelles et touristiques, dont Cité Mémoire, en collaboration avec les MRC et les partenaires intéressés.
Selon M. Deguise, ces projets permettraient non seulement de préserver le patrimoine régional, mais également d’en faire un levier de développement. « En soutenant ces projets, le gouvernement aiderait la Montérégie à protéger sa mémoire et à en faire un véritable levier de développement culturel et touristique », affirme-t-il.
La plateforme déposée par la TCRM fait aussi une large place aux enjeux liés à l’eau. La Montérégie doit composer avec le vieillissement des infrastructures d’eau, la pression exercée sur les eaux souterraines ainsi que les risques d’inondation.
La TCRM demande notamment au prochain gouvernement de confier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) un mandat national sur l’avenir et la gestion de l’eau. Elle propose également un chantier régional afin de planifier les investissements prioritaires dans les infrastructures d’eau potable et d’eaux usées.
Dans une région où près de 90 % du territoire se trouve en zone agricole, la TCRM estime également que l’expérience montérégienne peut servir de modèle pour concilier la protection de l’environnement et le développement agricole.
Des demandes qui interpellent le prochain gouvernement
Plus largement, la TCRM demande que les ressources gouvernementales soient réparties en fonction des besoins et du poids démographique de la Montérégie. Elle souhaite aussi que les municipalités et les MRC disposent des ressources nécessaires lorsqu’elles se voient confier de nouvelles responsabilités.
La Table réclame finalement la mise en place d’une table permanente d’échanges avec le ou la ministre responsable de la Montérégie afin d’assurer un suivi des priorités régionales.
L’intégralité du communiqué de presse peut être consulté EN CLIQUANT ICI.