SorelTracy Magazine - Dimanche, 29 janvier 2023

Vendredi 20 janvier, 2023

La Ville lance un ultimatum au Service animalier Pierre-De Saurel

Le Service animalier Pierre-De Saurel a choisi d’établir temporairement ses pénates dans le local de l’ancien restaurant l’Aquarelle de la rue Elizabeth

(Stéphane Martin, 20 janvier 2023) – La Ville de Sorel-Tracy lance un ultimatum au Service animalier Pierre-De Saurel et régions afin que l’organisme se dote d’un local permanent, qui permettra d’assurer pleinement les services pour lesquels les citoyens paient sur le territoire.

« Nous avons une responsabilité au niveau municipal et c’est de s’occuper de la gestion animalière. Tout ce qui touche aux animaux errants, les médailles, le nombre d’animaux par personne, bref, tout l’encadrement légal de la chose. On a signé une entente avec le Service animalier pour cette gestion. Nous sommes clients, on paie l’organisme pour des services et l’on s’attend à recevoir ces services […] On leur a donné jusqu’en février pour nous présenter un plan à long terme qui démontre qu’ils sont capables de nous offrir les services pour lesquels on paie. Sinon, il faudra que l’on se tourne vers d’autres alternatives », commente le maire de Sorel-Tracy, Patrick Péloquin.

Pour des raisons qui demeurent à être éclaircies, les dirigeants du Service animalier ont refusé de signer un bail avec l’homme d’affaires et ancien candidat à la mairie de Sorel-Tracy, Jean Cournoyer, qui a pourtant construit un nouveau bâtiment sur la route Marie-Victorin afin d’accueillir le refuge animal.

L’organisation a plutôt choisi d’établir temporairement ses pénates dans le local de l’ancien restaurant l’Aquarelle de la rue Elizabeth. « On va se retrouver avec un problème, car le local qu’ils occupent actuellement n’est pas dans une zone qui permet un refuge pour les animaux. Immanquablement, si des gens vont porter des animaux errants à cette adresse, ils vont se retrouver en infraction et c’est un problème. Il est possible que le Service animalier puisse trouver des sous-traitants temporairement pour offrir le service, mais ça leur appartient. Du côté municipal, on s’attend à un service rendu parce que l’on paie pour ce service-là », rappelle monsieur Péloquin.

Ce dernier espère un dénouement rapide dans le dossier puisque le problème d’animaux errants est souvent observé au printemps. « C’est certain que l’on essaie d’être facilitateurs dans le dossier, mais en même temps, il faut respecter le cadre réglementaire de la Ville. C’est toujours dans cette zone grise que l’on se trouve et c’est ce qu’il y a de plus difficile dans cette situation. »

L’administration du Service animalier a refusé notre demande d’entrevue en mentionnant qu’il n’est pas temps pour eux de parler aux médias. On nous a cependant ouvert la porte pour les prochaines semaines.

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