SorelTracy Magazine - Mardi, 17 mai 2022

Jeudi 28 avril, 2022

Prévention du suicide

La collaboration entre professionnels fait ses preuves

Sylvain Dupuis – Photo Stéphane Martin

(Stéphane Martin, 28 avril 2022) – Ayant constaté une hausse de la détresse chez nos jeunes, l’équipe du Centre de prévention du suicide (CPS) La Traversée n’hésite pas à collaborer avec d’autres intervenants pour aller rejoindre cette clientèle directement où elle se trouve.

« On a sorti les statistiques en début janvier et l’on constatait que ça a beaucoup augmenté chez les 20 ans et moins pendant la pandémie. En ayant en tête qu’il s’agit des gens qui nous appellent et qu’il y a tous ceux qui ne nous appellent pas et que l’on ignore. On a commencé par approcher le Centre de services scolaire et nous avons rencontré une trentaine de professionnels qui accompagnent les jeunes. On leur a montré les statistiques, ils étaient heureux de connaître nos services et le soutien que l’on pouvait apporter. Ils ne sont pas nécessairement outillés pour faire face à des crises et nous c’est notre force. L’important n’est pas de doubler les services, mais de les accumuler et de faire une offre de services digne de ce nom », explique le directeur général de La Traversée, Sylvain Dupuis.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avant la pandémie, en 2019, le CPS recevait 454 appels par année chez les 14 ans et moins. Ce nombre est passé à 553 en 2020 puis à 628 en 2021.

« C’est un bon réflexe qu’ils ont les jeunes de nous appeler, mais il reste encore du travail à faire pour les interpeller directement. Depuis le mois de mars, on accompagne beaucoup d’écoles et les intervenants selon la demande. Sans tomber dans le secret professionnel, on accompagne des enfants de 6 ans et plus. Ça se fait toujours avec la collaboration des parents et ça nous permet d’aider les familles qui n’ont pas toujours le mode d’emploi pour accompagner les jeunes dans les difficultés qu’ils vivent. »

Le directeur général reconnaît les avantages à rencontrer les enfants directement en milieu scolaire.  « Aller rencontrer l’enfant à l’école dans son milieu de vie est moins intimidant pour lui que d’avoir à se déplacer officiellement pour échanger avec un intervenant. Il y a clairement un besoin concret et pas juste ici, à la grandeur de la province. Le gouvernement en est conscient, il y a eu des sommes pour la santé mentale dans le dernier budget et ce n’est pas pour rien », de conclure Sylvain Dupuis.

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