SorelTracy Magazine - Jeudi, 20 juin 2024

Mercredi 28 juin, 2023

La carpe de roseau, un poisson envahissant observé à Saint-Ours

Image : Courtoisie

Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a identifié au moins deux carpes de roseau à la fenêtre d’observation de la passe migratoire Vianney-Legendre qui est adjacente au barrage de Saint-Ours dans la rivière Richelieu, le 18 juin dernier. Il s’agit de la troisième mention confirmée de la présence de carpes de roseau en milieu naturel au Québec depuis 2016.

Le MELCCFP, en collaboration avec ses partenaires, dont Parcs Canada, qui est gestionnaire de la passe migratoire, a réalisé un état de la situation et mis en place une stratégie d’intervention visant à capturer les carpes de roseau pour en faire l’analyse et tenter de confirmer leur provenance.

Une espèce qui perturbe l’habitat des poissons indigènes

Étant donné sa croissance rapide, son appétit vorace et son alimentation constitué de végétation aquatique, la carpe de roseau peut fortement endommager l’habitat du poisson, perturber le fonctionnement des écosystèmes aquatiques et nuire à la qualité de l’eau. Même sans former une population viable à long terme, les carpes de roseau peuvent causer des dommages importants aux herbiers aquatiques desquels dépendent de nombreuses espèces de poissons indigènes pour se nourrir ou se reproduire.

Quoi faire si vous pêchez une carpe de roseau?

Les carpes envahissantes, dont la carpe de roseau, sont les seules espèces de poissons envahissants dont la remise à l’eau est interdite au Québec. Toute personne qui croit avoir capturé une carpe de roseau est invitée à prendre une photo de bonne qualité de l’espèce et de communiquer avec le service à la clientèle du MELCCFP à l’adresse services.clientele@mffp.gouv.qc.ca ou par téléphone au 1 877 346-6763.

En cas de doute, l’application iPêche est utile pour identifier le poisson capturé. Si le doute persiste, n’hésitez pas à remettre le poisson à l’eau pour éviter la mort inutile d’une espèce indigène. Dans le cas contraire, il faut le conserver au frais et le remettre dès que possible au MELCCFP.

Comment aider à prévenir l’introduction et la propagation d’espèces aquatiques envahissantes?

La prévention est cruciale, car une fois une espèce envahissante établie dans un plan d’eau, son éradication est pratiquement impossible et son contrôle demande des actions récurrentes et coûteuses.

Vous pouvez contribuer à prévenir l’introduction et la dispersion des espèces envahissantes en pratiquant les activités de pêche et de loisir de façon responsable, notamment en respectant l’interdiction de l’usage de poissons appâts vivants au Québec.

De plus, il est illégal de relâcher des espèces d’aquariophilie en milieu naturel ainsi que des espèces indigènes dans un plan d’eau où elles ne se retrouvent pas habituellement. Le transport de poissons et l’ensemencement en poissons nécessitent un permis délivré par le MELCCFP.

Liens connexes :

• La carpe de roseau

• L’application iPêche

Publicité

Publicité