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Mercredi 21 octobre, 2026
Jonathan Mak de retour à Sorel-Tracy

Jonathan Mak (Photo: Courtoisie)
(21 octobre 2026) – Le lauréat du Concours international de piano de Sorel-Tracy 2024 était en ville ce samedi et nous a présenter un récital qu’il présentera lors d’une tournée dans les provinces maritimes le mois prochain.
Arrivé de Houston, où Jonathan termine un doctorat, le pianiste était ravi de revenir sur les lieux de sa victoire au CIPST en 2024. Personnage simple et charmant, Jonathan a renoué avec l’équipe de la Maison autours d’un bon repas.

Jonathan Mak (Photo: Courtoisie)
À l’approche du concert, une certaine fébrilité régnait dans le salon de musique. Le public commençait à arriver, dernier ajustement d’éclairage. Les gens se pressaient au comptoir pour acheter leur billet ou encore participer à la loterie de la Dame de Cœur.
Puis après le mot de bienvenue de la directrice Rachel Doyon, Jonathan Mak se glissa doucement au piano et tout aussi doucement, entama le 1 er mouvement de la sonate en do dièse op. 27 no 2, La fameuse « Sonate à la lune ». Ses doigts souples et agiles, caressaient les touches, parfois, les effleurant à peine. Le deuxième et troisième mouvement sont livrés avec aplomb et finesse.
Puis le « Fantasietücke op. 12 » de Schumann nous émerveille avec ses huit pièces plus virtuose les unes que les autres. La première partie du concert se termine sur un air de List d’après « Erlkönig » de Schubert.

Le canadien Marc-André Hamelin est au menu pour débuter la deuxième partie du récital avec son « Étude no 8 en si bémol mineur « Erlkönig ». Ce compositeur est un peu boudé par les pianistes car difficile à jouer selon Jonathan.
Puis vint, a mon avis, la pièce de résistance de ce concert et j’ai nommé La « Sonate pour piano no 3 en fa mineur, op. 5 de Johannes Brahms. Œuvre monumentale d’environ 40 minutes, elle clôt son cycle de trois sonates pour piano seul. Lors de sa présentation, Robert Schumann la qualifia de « symphonie déguisée » en raison de sa texture sonore massive, dense et quasi-orchestrale.
Contrairement à la structure classique traditionnelle en quatre mouvements, cette œuvre se distingue par une architecture en cinq mouvements. Elle intègre de nombreuses références cycliques, notamment le célèbre « motif du destin » de la 5e Symphonie de Beethoven.
Jonathan Mak a réussi à nous transmettre les émotions distinctes des cinq mouvements avec précisions. Le public discipliné de la Maison de la musique, s’est levé d’un bond pour acclamer ce jeune prodige.
La saison automnale de la Maison est bien entamée et se poursuit ce dimanche 25 octobre 2026 à 14h avec deux pianistes au talent incroyable : Louise Bessette et Philippe Prud’homme. Ils nous présentent : » Les 60 ans de la SMCQ! Florilège et découverte du piano québécois ».
Merci à l’équipe de la Maison : Laura Pelletier, Michel Jacques, Carol Duhaime, Jocelyn Parenteau, Caroline Régis et notre cuisinière Colette Champoux.