SorelTracy Magazine - Vendredi, 23 octobre 2026

Vendredi 23 octobre, 2026

41e édition du Gala

Huit personnalités intronisées au Panthéon des Sports de Sorel-Tracy

Jacques Sévigny, Yanick Lévesque, Marie-Josée Guérin, Chantal Guévremont, Jean Larochelle, Sylvain Guimond, Steve Saint-Germain et Yvan Marcotte

(Stéphane Martin, 23 octobre 2026) – C’est jeudi soir que se tenait le 41e Gala du Panthéon des Sports de la région de Sorel-Tracy, au Bar Le 525. Cette édition avait une saveur particulière, alors que l’animation de la soirée était confiée à Kim DeGuise Léveillée, petite-fille de Mario DeGuise, le fondateur du Panthéon.

Kim DeGuise Léveillée

Autre clin d’œil à l’histoire, le gala se déroulait au même endroit que lors de sa toute première édition, en 1980, bouclant ainsi la boucle 45 ans plus tard.

De la glace aux terrains de golf, des rings de boxe aux studios de télévision, huit personnalités issues de différents horizons sportifs et médiatiques ont été honorées pour leur parcours et leur contribution à leur discipline respective.

Yvan Marcotte, plus de quatre décennies consacrées au hockey

Yvan Marcotte

Natif de Sainte-Victoire-de-Sorel et établi très jeune à Tracy, Yvan Marcotte a consacré une grande partie de sa vie au hockey, d’abord comme joueur, puis comme entraîneur. Son parcours l’a mené des rangs juniors québécois à la France, en passant par l’Ouest canadien. Il a dirigé plusieurs équipes, contribué au développement de nombreux joueurs et consacré 21 ans à l’enseignement.

À 68 ans, il demeure actif dans le milieu, notamment auprès des Black Vees, où il poursuit son travail auprès de jeunes joueurs qui concilient hockey et études. Cette approche semble lui avoir insufflé un nouvel élan.

« Les huit dernières années, je pense que c’est celles qui m’ont donné encore l’énergie de continuer au hockey. […] J’ai vraiment la chance de faire du hockey comme je l’aime, dans le sens que les jeunes sont tous aux études. On les encadre et on leur donne une vitrine aux États-Unis parce qu’on va jouer souvent là-bas. »

Le parcours exceptionnel du golfeur sorelois Jean Larochelle

Jean Larochelle

Jean Larochelle, golfeur originaire de Sorel-Tracy, s’est distingué très jeune par son talent exceptionnel et son parcours remarquable.  Dès l’âge de 10 ans, il accumule les titres provinciaux, remportant notamment les championnats moustique, pee-wee, scolaire et juvénile.  En 1979, à seulement 16 ans, il réalise un exploit en devenant champion juvénile et junior du Québec la même année.

Son parcours se poursuit aux États-Unis, où il devient capitaine de l’équipe de golf de la Bowling Green State University et est sélectionné au sein de la première équipe d’étoiles de sa conférence. Champion amateur du district de Montréal en 1985, Jean Larochelle a également contribué à la vie sportive de sa communauté par son implication comme entraîneur et son engagement auprès de ses enfants.

Passionné de sport sous toutes ses formes, il incarne la persévérance, la polyvalence et la passion qui font honneur à sa région. Son intronisation au Panthéon des sports vient souligner un parcours inspirant et une contribution remarquable au monde sportif.

« J’avais 12 ans et je mesurais 5 pieds 1. J’avais un sac gros comme six pouces avec des bâtons coupés à la scie, rouillés, un casque des Expos sur la tête avec des pantalons Miracle Mart. […] Le monsieur en anglais me regarde et dit : “Où est ton joueur?” Je le regarde et je lui dis : “C’est moi le joueur.” […] Après cinq trous, j’avais fait trois birdies avec les trois joueurs. Le monsieur vient me voir et il me dit : “Si jamais tu rencontres quelqu’un qui te demande si tu me connais, tu ne me connais pas.” », raconte celui qui n’a pas manqué de faire éclater de rire la salle remplie à craquer.

Chantal Guévremont, la passion au-delà des obstacles

Chantal Guévremont

La polyvalence sportive de Chantal Guévremont est impressionnante. Elle a multiplié les expériences et les succès dans plusieurs disciplines dont, le baseball, le soccer, le karaté, le hockey et le dek-hockey. Elle a notamment remporté une médaille de bronze avec l’équipe féminine de hockey du Québec aux Jeux du Canada, avant de contribuer aux succès de l’Axion de Montréal, champion de la Ligue nationale féminine de hockey en 2006.

Malentendante et non verbale, Guévremont a poursuivi son parcours sportif avec détermination, démontrant que la passion et la discipline peuvent permettre de repousser les obstacles. Son intronisation souligne autant ses réalisations que l’exemple qu’elle représente pour la communauté.

Dans un message empreint de reconnaissance, elle a tenu à rappeler ce que le sport lui avait apporté au fil des années.  « Le sport a toujours occupé une grande place dans ma vie. Ces dernières années m’ont apporté beaucoup de bonheur, de beaux souvenirs, des amitiés et surtout l’impression de me dépasser. […] Être intronisée au Panthéon des sports de Sorel-Tracy est un immense honneur pour moi et je vais garder ce souvenir précieusement. »

Marie-Josée Guérin, une place conquise dans un milieu exigeant

Marie-Josée Guérin

Dans le monde de la boxe professionnelle, Marie-Josée Guérin a dû se tailler une place dans un milieu où les femmes demeurent peu nombreuses.  Juge expérimentée, elle a évalué des centaines de combats professionnels, en plus de son expérience dans les rangs amateurs. En 2018, elle a notamment été sélectionnée pour officier lors d’un championnat du monde au Mexique.

Son témoignage a d’abord pris une tournure humoristique.  « Non, je n’ai jamais boxé. Non, les combats ne sont pas arrangés. Et non, je ne juge pas uniquement des affrontements féminins », lance-t-elle.

« Mais si je me suis rendue là, c’est définitivement à cause de mon mari, qui m’a amenée à avoir cette passion-là, mais je me remercie à moi-même d’avoir persévéré puis de ne pas avoir baissé les bras », conclut-elle en étant consciente d’être un exemple pour plusieurs femmes dans le domaine.

Steve Saint-Germain, le troisième homme dans le ring

Steve Saint-Germain

Le conjoint de Marie-Josée Guérin, Steve Saint-Germain, était également parmi les intronisés de ce 41e Gala du Panthéon des Sports.  Dans un sport où les projecteurs se braquent généralement sur les combattants, Steve Saint-Germain a choisi un rôle essentiel, mais souvent discret, celui de l’arbitre.

Après 11 années dans la boxe amateur, il fait le saut chez les professionnels en 2011.  Depuis, il a officié dans plus de 365 combats professionnels, dont plusieurs championnats et affrontements internationaux.  Reconnu par le Conseil mondial de boxe, il a travaillé dans plusieurs pays, notamment au Japon, au Mexique, en Russie et en Arabie saoudite.

Son rôle exige une vigilance constante, un jugement sûr et la capacité de prendre rapidement des décisions qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la sécurité des athlètes.  Pourtant, pour lui, un bon arbitrage est souvent celui qui passe inaperçu.  « Je suis content qu’on parle de moi ce soir. Parce qu’habituellement, si on parle de moi, ça veut dire que j’ai fait une mauvaise décision. Tant qu’on ne me voit pas, c’est parfait comme ça », résume Steve Saint-Germain avec l’humour qu’on lui connait.

Jacques Sévigny, un homme de sport qui préfère l’action aux projecteurs

Jacques Sévigny

Le parcours de Jacques Sévigny traverse plusieurs disciplines, du hockey au basketball en passant par la crosse. Il a notamment consacré une vingtaine d’années au recrutement dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et à l’encadrement de jeunes joueurs. C’est toutefois dans le monde du golf qu’il a atteint un sommet professionnel, devenant un officiel de haut niveau et une référence en matière de règlements.

Président du Club de golf Continental et engagé dans la formation de la relève, il a aussi contribué pendant 11 ans aux activités du Panthéon des sports de Sorel-Tracy. Son intronisation avait donc ne résonance particulière.

« Je me suis occupé du Panthéon pendant 11 ans, j’ai vu introniser beaucoup de monde. C’était un honneur d’être ici ce soir […] parce que le Panthéon a commencé ici, à la brasserie, il y a 41 ans. […] D’ailleurs, les gens ici sont amis depuis je ne sais pas combien d’années. […] Le sport, c’est beaucoup dans ma vie. […] Profitez-en pendant que vous pouvez faire du sport, c’est le bonheur », témoigne-t-il avec beaucoup d’émotion dans la voix.

Yannick Lévesque, un ambassadeur qui n’oublie pas d’où il vient

Yanick Lévesque

Depuis ses débuts à la radio CJSO en 1992, Yannick Lévesque a bâti une carrière solide dans les médias sportifs québécois. Son arrivée à RDS en 2007 lui ouvre les portes de grandes tribunes, notamment à l’Anti-Chambre et à Hockey 360.

Il contribue également à la couverture des Jeux olympiques de Vancouver et de Londres. En parallèle, il demeure engagé dans le hockey jeunesse, notamment à titre de président de la Ligue de développement du hockey M18 AAA du Québec. Son travail est récompensé par un prix Gémeaux en 2022.

Mais au moment de recevoir cet honneur, Lévesque a surtout voulu souligner l’influence des personnes qui l’ont guidé à ses débuts. Il a notamment évoqué Mario DeGuise et Claude Saint-Germain, deux figures qui lui ont ouvert des portes dans le hockey et dans le monde des médias.

« Dans un parcours, peu importe où ça te mène, où tu vas, t’oublies jamais d’où tu viens. […] Je me fais toujours un rôle d’être un ambassadeur pour la région, j’y réside encore et pour moi, Sorel-Tracy, je le traîne partout depuis le début de ma carrière. […] C’est grâce à vous dans la salle, les gens qui avaient marqué l’histoire du sport de la région, que ce Panthéon-là existe depuis 41 ans. On peut tous s’applaudir », mentionne Lévesque qui a aussi remercier ses proches qui ont souvent composé avec les absences et les déplacements qu’impose une carrière dans les médias.

Sylvain Guimond, un rayonnement international, des racines soreloises

Sylvain Guimond

Docteur en psychologie du sport, kinésiologue et spécialiste en biomécanique, Sylvain Guimond a développé une expertise qui l’a amené à collaborer avec des athlètes de haut niveau et plusieurs organisations sportives prestigieuses. Fondateur de Biotonix, auteur et conférencier, il a fait rayonner son travail bien au-delà du Québec. Son parcours témoigne d’une volonté de mettre les connaissances scientifiques au service de la performance et du mieux-être.

Malgré ses voyages et ses collaborations internationales, il a tenu à rappeler ce que représente pour lui le fait d’être reconnu dans sa propre communauté.  « Peu importe mon voyage dans le monde, Sorel-Tracy est toujours avec moi. C’est pour moi une grande fierté d’être Sorelois. Je pense qu’il n’y a aucune place plus belle que ça sur la planète. […] Rentrer dans ce Panthéon-là avec les autres personnes qui sont déjà nommées, je ne pensais jamais que ça m’arriverait. Et aujourd’hui, je suis extrêmement fier », a déclaré celui qui a été le dernier à être honoré, clôturant ainsi la soirée.



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