SorelTracy Magazine - Vendredi, 1 mars 2024

Dimanche 27 février, 2022

Fin de la grève chez ArcelorMittal Contrecoeur et Longueuil

Photo: Courtoisie

Les travailleurs et travailleuses d’ArcelorMittal à Longueuil et Contrecoeur ont ratifié aujourd’hui un excellent nouveau contrat de travail de six ans, mettant ainsi fin à la grève qui avait cours depuis le 2 février.

Fin de la coexistence de deux régimes de retraites, hausses de salaires totalisant environ 26 % sur six ans et hausses substantielles du régime de retraite à prestations déterminées : « Ce contrat est à la hauteur des attentes et surtout, de la détermination de nos membres. C’est une belle victoire de la solidarité », lancent du même souffle les trois représentants des sections locales, le président de la SL 6586, Jason Braconnier, le président de la SL 8897, François Lévesque et le porte-parole de la SL 8060, Éric Imbeault.

Les salaires seront haussés de 9 $ sur six ans, soit une hausse d’environ 26 % sur la durée du contrat. Les assurances collectives sont aussi bonifiées.

Jalon important de l’histoire syndicale, la nouvelle convention collective met fin à la coexistence de deux régimes de retraite pour les nouveaux travailleurs. Dorénavant, les nouveaux syndiqués adhéreront automatiquement au régime de retraite à prestations déterminées, alors qu’auparavant ces derniers devaient choisir entre un régime à cotisations déterminées et un régime à prestations déterminées. « Aucun nouveau travailleur ne sera admis à un régime moins avantageux, c’est la fin des orphelins une fois pour toute. Peu de nouveaux syndiqués choisissaient le régime CD, mais l’existence même de deux régimes faisait planer une menace. Le signal est fort pour la pérennité du régime de retraite à prestations déterminées et pour l’égalité entre tous les travailleurs », soulignent les présidents et le porte-parole syndical.

Ce même régime de retraite à prestations déterminées sera bonifié graduellement. La rente passera de 59 $ par mois par année de service à 68 $ par mois par année de service au terme des six ans.

« Nos membres étaient prêts à faire la grève pour améliorer leur sort. Ils ont donné des mandats clairs, ont été solides sur les lignes de piquetage tout comme dans la force des votes qu’ils nous ont donné, en mandat de grève et devant des offres insuffisantes présentées au début du conflit. C’est une grande réussite collective », concluent Jason Braconnier, François Lévesque et Éric Imbeault.

Ce vote de ratification de la convention collective met un terme au conflit déclenché le 2 février dernier. Le retour au travail dans les deux installations d’ArcelorMittal en Montérégie se fera dès demain matin, lundi le 28 février.

Publicité

Publicité