SorelTracy Magazine - Dimanche, 18 octobre 2026

Dimanche 18 octobre, 2026

La raquette à neige symbole de nos hivers d’antan

Exposition inédite et impressionnante au Biophare de Sorel-Tracy

Une vue de l’ensemble de l’exposition « La raquette à neige symbole de nos hivers d’antan», inaugurée le 17 octobre au Biophare de Sorel-Tracy. Crédit : Annie Bourque

(Annie Bourque, 18 octobre 2026) – Sa passion pour le trappage a incité le Sorelois André Côté à collectionner des raquettes et d’autres objets liés aux Clubs de raquetteurs qui ont été très populaires jusqu’au début des années 60.

Depuis plus de 2 décennies, l’homme recueille des raquettes de toutes grandeurs, des objets de sculpture et même des habits de raquetteurs. Dans un bottin, il a répertorié 200 clubs de raquetteurs dispersés aux 4 coins du Québec.

Le collectionneur André Côté et la directrice générale du Biophare Anne-Marie Dulude. Crédit : Annie Bourque

« Souvent, les clubs de raquetteurs avaient un nom, un costume, un slogan, un écusson, une fanfare et des objets promotionnels », raconte-t-il en me montrant un tambour provenant de la région de Richmond en Estrie.  Sur le tambour, la date de fondation du club remonte au 8 janvier 1952.  On y lit le slogan « courage, fidélité» et Cité Jacques-Cartier.

La région de Sorel-Tracy comptait aussi des Clubs de raquetteurs aux noms évocateurs Le Trappeur (1948 ) et Le Canadien (1884).

Le rêve du collectionneur André Côté se réalise en exposant sa collection au Biophare. Crédit : Annie Bourque

Collection impressionnante

Samedi, le 17 octobre, plusieurs dizaines de personnes ont assisté à l’inauguration de l’exposition « La raquette à neige, symbole de nos hivers d’antan » qui est présentée jusqu’au 30 mai 2027.

Le public pourra redécouvrir un objet fétiche et emblématique de nos hivers québécois.

La raquette, apprend-on lors de la visite, était un outil de déplacement pour les gens possédant une érablière de même pour les postiers, militaires, arpenteurs, explorateurs et évidemment les peuples autochtones.

Les Clubs de raquetteurs au Québec possédaient même une fanfare dont ce tambour originaire de la région de l’Estrie. Crédit : Annie Bourque

« La raquette était un objet indispensable et utilitaire de 1850 jusqu’à 1960 et avant qu’elle devienne aujourd’hui un objet de décoration », raconte M. Côté dont les explications captivent les gens présents au Biophare.

Féru de la chasse, de la pêche et du trappage, ses connaissances sur la raquette nous impressionnent.  « On ne sait pas d’où vient le mot «raquette», mais le premier qui en a parlé s’appelle Champlain», poursuit-il.

Chose certaine, les raquettes existaient bien avant l’arrivée du ski alpin, le ski de fond et bien sûr, la motoneige.

M. Côté montre le costume porté par les raquetteurs dans les années 40. Crédit : Annie Bourque

Durant son allocution, M. Côté a expliqué que les Amérindiens fabriquaient la raquette en babiche faite parfois par de la broche de poulet! Cependant, les écureuils et souris pouvaient s’en enticher.  C’est pourquoi, la raquette de bois était fort prisée par les trappeurs advenant un bris de leurs raquettes de babiche.

Les gens invités à l’inauguration ont chaudement applaudi son allocution.  La directrice générale du Biophare Anne-Marie Dulude a confié au SorelTracy Magazine : « C’est le rôle des musées comme le nôtre de mettre en valeur des collections exceptionnelles comme celle de M. Côté».

Mme Dulude espère que la population et les élèves du primaire et secondaire puissent venir voir cette exposition qui permet d’avoir d’accès à une partie du patrimoine québécois.

Le collectionneur André Côté pose à côté d’une poupée de raquetteur. Un autre objet inédit de sa collection unique. Crédit : Annie Bourque

 

 



Publicité

Publicité

Publicité