SorelTracy Magazine - Mardi, 30 novembre 2021

Mercredi 24 novembre, 2021

DUNE et JAMES BOND dans la même semaine

(Jean Doyon) – Les maniaques de cinéma en ont pour leur passion cet automne avec la sortie du très attendu film de Denis Villeneuve, DUNE, et le ptit dernier James Bond avec Daniel Craig, « Mourir peut attendre », qui devait sortir en 2020, mais dont la pandémie a obligé le report à 2021.

DUNE: La légendaire histoire tirée d’un roman de science-fiction de l’écrivain Frank Herbert, publié aux États-Unis en 1965.  Avec Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Josh Brolin et Zendaya et +.

Après de multiplie tentatives d’en faire un film, dont le réalisateur Alejandro Jodorowsky en 1975 qui devait confié la trame sonore à Pink Floyd et Magma, ou d’un documentaire du réalisateur Frank Pavich en 2016, ou d’un autre projet de film du réalisateur Ridley Scott au début des années 80, c’est finalement David Lynch qui adaptera le roman au cinéma en 1984, alors que le groupe californien Toto contribuera à la trame sonore du film. Le film sera un semi-échec.

La pression était donc énorme pour le réalisateur de Bécancour, Denis Villeneuve et très franchement les chances que Villeneuve se plante étaient plutôt minces, surtout après la sortie des films Incendie, Scicario, L’arrivée et Blade Runner 2049.

DUNE (PARTIE 1), je l’ai vue deux fois, et à chaque fois, il m’est resté dans la tête pendant deux jours. Très franchement, rien à voir avec le film « cucul » et dégelasse de 1984. C’est un peu plus réaliste comme histoire, plus crédible aussi. Un film qui se déroule lentement, dans le style un peu de « L’arrivée », si vous avez vu. On prend bien le temps d’exploiter chaque scène et de peut-être bien faire comprendre l’histoire et de connaitre les personnages.

Chaque scène a un certain punch, un attrait, un intérêt, un tout petit peu de magie même. À mon 2e visionnement, j’ai beaucoup mieux compris l’histoire, peut-être parce que je me suis débarrassé de l’émerveillement dû à la « première vue » ? … Ou du tapage médiatique qui a entouré ce film ? Mais, au terme du film, j’étais dedans. La direction photo est soignée, et les images sont saisissantes.

 Mais, le son … ouffff, le son, ça sonne et la musique (de Hans Zimmer)… exceptionnels !  J’ai donc hâte pour la Partie 2.

BIZARRE : l’histoire se déroule en 10191 et les guerriers se battent encore avec des épées. OK si c’est pour respecter le roman, mais honnêtement de la façon dont évolue l’armement dans le monde, je doute que l’épée soit encore d’actualité à cette époque-là. Mais, les vaisseaux spatiaux sont très originaux.

James Bond: « Mourir peut attendre » (personnage de fiction créé en 1953 par l’écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming)

ATTENTION: si vous êtes un fan et que vous n’avez pas vu le film, ne lisez pas cette chronique.   

Le 25e « James Bond » a connu de nombreux rebondissements.  Mourir peut attendre (No Time to Die), a été coécrit et réalisé par Cary Joji Fukunaga et met en scène Daniel Craig qui incarne pour la cinquième et dernière fois James Bond, après Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall et 007 Spectre.

Danny Boyle devait initialement réaliser le film, mais en août 2018, il quitte le projet pour différends artistiques.  De nombreuses rumeurs évoquent que le scénario alors développé par Danny Boyle et son compère scénariste John Hodge incluait la mort du personnage principal. Cela aurait déplu et d’autres rumeurs font état de désaccords entre le réalisateur et Daniel Craig.

Ce film, lui aussi je l’ai vue deux fois et je continue d’être envahie par une certaine tristesse, pas nécessairement de la déception, mais une amertume, une contrariété.  Pas que le film vaut la cote de 1 / 5… Nenon !  Un James Bond en partant, c’est 4 / 5, c’est un voyage à travers le monde en images, de nouveaux paysages, des décors cinématographiques à couper le souffle, des scènes de combats d’exceptions et une incursion dans une mentalité très britannique, et même un coup d’oeil dans le milieu de l’espionnage… sous toutes réserves.

C’est juste que c’est un BOND triste, lui-même déçu, obscur même, ça ne va pas bien, on y retrouve un peu moins d’action que les films précédents, moins de dénouement génial, d’arnaques bien pensées et bien entendu ça finit mal, vous vous en doutez bien.  Beaucoup de scènes d’amour, même que l’amour est un thème qui revient souvent.

James Bond nous a peut-être habitués à des « fins joyeuses », mais là, non.  Sauf que, à la fin du générique final, une image soudaine apparait et nous montre « James Bond sera de retour bientôt ».  ???  Bizarre.  De plus, et ce n’est qu’une hypothèse, à la dernière scène du film, on nous montre la mère de la fille de James, vouloir lui raconter l’histoire de James Bond.  Hummmm (??)  Intéressant !  Et demain ce sera quoi: James Bond… une fille ?

Je vous le dis, je suis triste et confus !

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