SorelTracy Magazine - Jeudi, 23 mai 2024

Mercredi 10 avril, 2024

CHRONIQUE EN PRENANT MON CAFÉ:

Du DEK HOCKEY à l’année pour le 525

Le nouveau DEK HOCHEY intérieur en construction est la bâtisse jaune derrière

(Jean Doyon) – Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir d’aller souper avec des amis au Resto-Bar le 525.  Et je dois avouer que la dernière fois que j’avais mis les pieds à cet endroit, ça s’appelait l’Hyppoclub et c’était pour une entrevue avec le légendaire (feu) Mario DeGuise, ex-directeur des sports de la ville de Sorel-Tracy, mais surtout de parler avec lui des sports et des événements dans lesquels il était impliqué.

Le Resto-Bar 525 est un rendez-vous évident pour une large clientèle de toute sorte, les motoneigistes l’hiver et les amateurs de motos l’été, avec un restaurant et même une scène pour des artistes ou groupes musicaux.  Mais, le gros de sa « marque de commerce » est sans contredit l’endroit par excellence du DEK HOCKEY à Sorel-Tracy, et ce qui m’a intrigué était justement une nouvelle construction derrière la brasserie, une bâtisse qui est plutôt impressionnante.

J’ai donc décidé d’aller voir le propriétaire de l’endroit, le fils de Mario, Nicolas DeGuise pour qu’il m’explique de quoi il en retournait et de me parler du même coup, de son commerce.

DEK HOCKEY

M.DeGuise a confirmé qu’il était en train de faire construire un bâtiment intérieur pour le DEK HOCKEY, lui qui en avait déjà deux, mais extérieurs depuis 2016.  M. DeGuise avoue qu’il s’agit là d’un gros investissement qu’il évalue autour de 2M $.  « C’est un défi personnel.  J’ai toujours eu du hockey balle ici depuis une vingtaine d’années, mais quand la mode DEK HOCKEY s’est confirmée, moi et mon associé d’alors (Réjean Barre), on a fait construire deux surfaces qui coutent environ 50 000 $ à 75 000 $ par surface.  À l’époque, j’étais un peu craintif, mais je savais qu’un jour, ça allait marcher.  Maintenant, jouer au DEK, c’est comme faire du social, du cardio.  On voit aussi une nouvelle clientèle de filles. »  Il espère l’ouverture du nouveau projet entre mai et juin 2024.

Nicolas DeGuise

Il se souvient qu’un an après le début du DEK, 30 équipes de 10 joueurs étaient inscrites.  « J’ai vu tout de suite l’engouement. À l’époque, inscrire une équipe, c’était 1500 $.  Aujourd’hui, c’est 2000 $ par année si tu n’as pas de commanditaires. Le DEK c’est beaucoup plus accessible pour tout le monde. »

Selon M.DeGuise le DEK, ça se joue en principe, à la pluie, mais d’en avoir un intérieur lui sera fort utile.  « Je veux protéger mes arbitres, en plus de protéger tous les gens qui viennent nous donner un coup de main et qui sont à la retraite.   Arbitrer 45 minutes, c’est correct, mais cinq heures à la pluie, je ne trouvais pas ça vraiment humain. »

L’homme de 50 ans expliquait qu’au DEK, il comptait cinq catégories d’hommes, trois chez les femmes et trois de catégorie mix,de plus, chaque joueur a une cote provinciale et locale.  « Tu ne peux être un super bon joueur et jouer avec un débutant.  C’est bien structuré, chacun a sa cote de classement.  On a déjà plus de 45 équipes inscrites. On avait 60 équipes l’an passé. On devrait en avoir entre 60 et 70 cette année.  Mon but est de les avoir à l’année dans mon centre intérieur. », espère-t-il en promettant certains rabais promotionnels.

HISTOIRE

En lui demandant de nous raconter un peu l’histoire de la Brasserie 525, il faut se souvenir qu’elle a été ouverte par Edmond Guillemette.  « M. Guillemette avait vendu le restaurant à Pierre Marcotte qui lui l’avait rebaptisé Studio 525, qui a fermé ses portes quelques années plus tard.  Mon père, Louis Plamondon et Claude Guèvremont l’ont racheté de la caisse. À l’époque, il y avait une piscine pour pêcher de la truite. Tu allais pêcher ta truite et tu la faisais cuire. Toute la décoration, c’était des objets de Télé-Métropole. La caméra était le logo. », se rappelait le tenancier.

Photo inédite de la construction intérieur

Retour de la cuisine grâce au DEK

Nicolas DeGuise affirme que c’est le DEK HOCKEY qui a fait rouvrir sa cuisine.  Il raconte qu’il n’y avait plus depuis le décès de son père, et l’établissement ne fonctionnait seulement qu’avec ses 10 « …loteries vidéo, car c’était payant », selon ses dires.  Puis, les revenus ont baissé de façon significative.  Il fallait donc trouver d’autres sources de revenus: spectacles musicaux, de lutte, ou autres.

« Au départ la cuisine, c’était plus poutine et ailes de poulet, mais à un moment donné la cantine Tiken a fermé et les propriétaires sont venus me voir pour partir les déjeuners. C’était plein avec 125 déjeuners par jour.  Mais, les journées étaient longues, avec les spectacles très tard le soir et les déjeuners à cinq heures du matin, c’était devenu demandant.   Maintenant, on a le diner, le souper et notre système de livraison. »

Il expliqua aussi que pendant la pandémie la seule chose que les gens faisaient était de se commander de la bouffe.  « C’est là que je me suis acheté deux fours à pizza et mes serveuses étaient devenues mes livreuses. La pandémie a fait en sorte que mon chiffre d’affaires a doublé avec l’idée de livrer de la pizza. »

Il conclut en disant « Ce qui tient le 525, c’est parce qu’on a une bonne équipe. On tire tous sur le même bord.  C’est une grosse boule qu’on doit faire tourner et souvent on doit se réinventer.  On n’a pas le choix de le faire. »

Au fond complètement, on a pensé à faire une mezzanine afin de pouvoir assister aux rencontres.

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