SorelTracy Magazine - Dimanche, 3 mars 2024

Vendredi 16 Décembre, 2022

Aide à rembourser ses dépenses électorales

Corina Bastiani a réussi à amasser la somme nécessaire

(Stéphane Martin, 15 décembre 2022) – Il aura fallu un peu moins d’un mois à la candidate à la mairie de Sorel-Tracy lors de la dernière élection partielle, Corina Bastiani, pour amasser la somme nécessaire couvrant l’ensemble de ses dépenses électorales.

Madame Bastiani n’a pas eu le droit au remboursement de 70% de ses dépenses électorales de la part de la municipalité puisqu’elle n’a pas obtenu 15% des voix lors de l’élection du 20 novembre. La candidate a choisi de solliciter la générosité de la population afin de rembourser le montant des dépenses associées à sa campagne. « Je voulais aussi faire comprendre comment fonctionne le financement politique. Je me suis retrouvé avec moins de 15% des voix, c’est un scénario qu’on ne souhaite jamais. […] Un candidat à une élection ne peut pas dépenser plus de 1 000$ de biens à sa propre campagne électorale. […] Le reste du montant à rembourser doit provenir de contributions électorales des citoyens dans un délai prescrit par la loi. Vous comprendrez que je ne voulais pas utiliser de prête-noms pour rembourser mes dépenses électorales », explique la candidate Bastiani.

Cette dernière partage en toute transparence son expérience qui l’a menée à demander l’aide de la population.  « Il y a un montant maximum de dépenses, on ne peut pas dépenser à tout vent. Le montant de plafond pour Sorel-Tracy est de 14 625$ par candidat. Ça inclut la publicité, les pancartes, le local électoral, la papeterie, etc. Tout doit être comptabilisé dans une campagne électorale. Même les chaises utilisées, il faut que ce soit comptabilisé au rapport avec un montant au prix du marché. J’avais déjà un montant d’accumulé par des donateurs. Si j’avais eu le droit au 70% de remboursement, j’avais ce qu’il fallait pour payer le reste du 30%. On s’est fait une réserve en début de campagne et l’on est passé à autre chose par la suite pour se concentrer sur les élections. Il me manquait environ 5 000$, c’est ça qui est arrivé. »

La candidate défaite se réjouit de la générosité de la population.  « Si tu utilises des prête-noms, si tu ne rembourses pas tes emprunts comme candidat indépendant, tu peux être reconnu coupable de manœuvre électorale frauduleuse. C’est quelque chose que je ne veux pas. […] La politique c’est quelque chose de noble à mon avis et ça doit le rester. Il y a des gens qui n’ont pas voté pour moi et qui m’ont donné de l’argent. On m’a dit que c’était une façon de me remercier de participer à la vie démocratique. Si c’était à refaire, je le referais. Je vis bien aujourd’hui au niveau de ma conscience et je suis contente d’avoir expliqué comment ça fonctionne », de conclure Corina Bastiani.

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