Effectuez une recherche
Dimanche 1 novembre, 2026
Chronique : Question de Feeling !
Consolider les bons liens
(Lucie Antaya, 1 novembre 2026) – En ces temps de changements trop rapides, d’instabilité déséquilibrante et de bavardages offensifs sinon inutiles, la quête d’humanité, de réconfort et de douceur s’avère un besoin salvateur.
L’adéquation de nos rapports interpersonnels occupent une place précieuse et prépondérante au cœur de notre vie, aussi occupés et préoccupés que nous puissions être. Il importe d’adhérer à des amitiés bénéfiques et à des rapports humanisants avec des personnes qui font du bien, en dépit de l’imperfection de l’existence et …de nos propres imperfections.
La bienveillance et l’empathie doivent se lover au cœur des rapports humains enrichissants et bienfaisants, l’indifférence et le jugement ne faisant que blesser et éloigner. Il serait utopique d’être d’accord avec tous et avec tout, chacun de nous ayant une trajectoire de vie divergente.
Je crois cependant au respect et non au rejet et à la rudesse spontanés. Je ne crois absolument pas que l’invalidation du senti et de la réalité de quelqu’un d’autre puisse générer des liens harmonieux, pas plus que la critique constante et les commentaires inappropriés.
Tout peut s’exprimer mais pas n’importe comment. Il faut prendre la parole, non pas la parole qui irrite et blesse. C’est un droit. Il y aura toujours quelqu’un pour court-circuiter les opinions en en faisant une affaire personnelle.
À ce moment-là, ça ne nous concerne plus mais cela devient la responsabilité de l’autre.
On a surtout grand besoin de personnes respectueuses, pacifiques, capables de s’exprimer sans écorcher le cœur. Parmi les multiples facettes susceptibles de faire de chacun de nous une meilleure personne, vient la connaissance de soi et la capacité de s’auto critiquer avant de jeter un regard sur les autres.
La conscience de nos imperfections aidera à nous bonifier.
Combien de temps y serons-nous? Exigeons la plénitude, l’harmonie, la bonté, l’humanité, quoi!
« Le monde est en chamaille. On gèle au sud, on sue au nord. »
(Jean-Pierre Ferland : « Fais du feu dans la cheminée »)
SOI DIT EN PASSANT…
Je me suis détachée depuis un bon bout de temps de la diffusion télévisuelle des assemblées du Conseil de Ville de Sorel-Tracy. Tout récemment et par hasard, je suis demeurée à l’écoute d’une assemblée en direct. J’éprouvais une certaine curiosité pour la période de questions faisant suite à l’interminable lecture des propositions et adoptions.
J’ai été irritée par le peu de temps dont dispose chaque citoyen pour non seulement faire part de sa demande ou de ses questions mais pour le partage humain qu’il a besoin d’établir avec le maire.
À moins qu’il ne s’agisse de flatterie et de remerciements, la méthode devient plus expéditive, frôlant l’autoritarisme. Ces assemblées ne constituent pas un spectacle mais un exercice démocratique nécessaire et indispensable.
Les tempéraments et les humeurs devraient faire place à l’écoute courtoise et équitable. Un Conseil de Ville est constitué de citoyens élus par des citoyens.
Il est très facile de se désintéresser de la sphère municipale lorsqu’on ne se sent ni entendu ni écouté.
Lucie Antaya