Effectuez une recherche
Mardi 12 mai, 2026
Saint-Roch-de-Richelieu
Climat toxique, veto sur la sécurité routière et perte de confiance : trois élus quittent les caucus municipaux

Image : Facebook de la municipalité de Saint-Roch-de-Richelieu
Les conseillers municipaux Martin Larivière, Diane Hovington et Laurence Hamelin annoncent qu’ils ne participeront plus aux caucus précédant les séances du conseil municipal, dénonçant un climat devenu toxique, irrespectueux et incompatible avec l’exercice sain de leurs fonctions d’élus.
Cette décision survient quelques jours après que le maire ait utilisé son droit de veto sur une résolution portant sur la sécurité routière et la protection des piétons, alors que de nombreux citoyens réclament depuis des années des mesures concrètes pour sécuriser certains secteurs de la municipalité.
Les trois élus dénoncent des épisodes répétés d’intimidation verbale lors des caucus municipaux, souvent sur des sujets n’ayant aucun lien avec les dossiers municipaux. Ils révèlent également qu’une élue aurait reçu un coup de coude dans le dos avant le début de la dernière séance du conseil.
Lorsqu’une citoyenne a questionné le maire à ce sujet, celui-ci s’est limité à indiquer qu’il avait autorisé le changement de place des élus, sans fournir davantage d’explications sur les raisons ayant mené à cette décision.
Le conseiller Martin Larivière a alors dû prendre la parole afin de clarifier publiquement devant les citoyens les motifs ayant conduit à cette demande, évoquant directement le climat tendu vécu lors des caucus municipaux.
Martin Larivière, Diane Hovington et Laurence Hamelin remettent également en question certaines affirmations faites concernant l’embauche éventuelle d’un brigadier ou d’une brigadière scolaire. Lors de la séance, le maire aurait affirmé que l’ancien directeur de l’école ainsi qu’un professeur d’éducation physique n’étaient pas favorables à cette mesure. Après vérification auprès des personnes concernées, celles-ci auraient plutôt indiqué n’avoir jamais été opposées à des mesures visant la sécurité des enfants.
La conseillère Diane Hovington a également demandé un avis juridique concernant la possibilité évoquée d’interdire aux citoyens et aux médias de filmer les séances du conseil municipal.
Les trois élus jugent préoccupante toute tentative visant à limiter l’accès du public à l’information ou à réduire la transparence des débats publics.
De son côté, la conseillère Laurence Hamelin remet en question la volonté d’octroyer un contrat externe de consultation en signalisation routière alors que la résolution initiale prévoyait la participation directe de citoyens, de représentants de l’école et de partenaires du milieu au sein d’un comité de sécurité routière.
Selon les trois élus, cette participation citoyenne a été retirée de la nouvelle version de la résolution au profit d’une approche beaucoup plus floue, laissant davantage de place à des analyses et à des reports qu’à des engagements concrets assortis d’échéanciers.
« Les citoyens demandent des actions concrètes, pas des portes de sortie. » — Martin Larivière, conseiller municipal
« La transparence ne devrait jamais faire peur à une administration municipale. » — Diane Hovington, conseillère municipale
« Si on parle réellement de sécurité routière, les citoyens doivent faire partie des solutions. » — Laurence Hamelin, conseillère municipale
Malgré leur retrait des caucus, Martin Larivière, Diane Hovington et Laurence Hamelin affirment qu’ils continueront d’assister aux séances publiques, d’étudier les dossiers municipaux et de représenter les citoyens de Saint-Roch-de-Richelieu.
Les trois élus soutiennent toutefois que les débats doivent désormais se faire publiquement, devant la population, et non derrière des portes closes dans un climat qu’ils jugent devenu inacceptable.
« Nous avons été élus pour défendre les citoyens et poser des questions, pas pour nous taire. » — Martin Larivière, Diane Hovington et Laurence Hamelin
Source : Patrick Ney