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Vendredi 30 janvier, 2026
Le provincial accepte de rémunérer certains proches aidants
« C’est un beau début, mais la guerre n’est pas gagnée » – Geneviève Coutu

Photo tirée de la page Facebook de Geneviève Coutu
(Stéphane Martin, 30 janvier 2026) – La Soreloise, Geneviève Coutu, bien connue pour sa lutte afin que les proches aidants reçoivent une rémunération des instances gouvernementales, se réjouit de la récente annonce provinciale à l’effet que certains proches aidants recevront une compensation financière pour leur dévouement.
La ministre de la Santé et responsable des Aînés et des Proches aidants, Sonia Bélanger, a annoncé jeudi que le programme chèque emploi-service sera transformé en allocation autonomie à domicile, permettant ainsi la rémunération des proches aidants.
Ayant initié deux pétitions à cet effet, une au provincial et une autre au fédéral, Geneviève Coutu qui, durant 5 ans, a pris soin de son mari avant qu’il ne décède tout récemment, parle d’un pas dans la bonne direction. « C’est un beau début, mais la guerre n’est pas gagnée. […] Il y a plusieurs points à préciser, dont le nombre d’heures accordées. […] De ce que l’on comprend, on parle d’un salaire d’environ 21 $ de l’heure. […] On ne s’étouffe pas avec 21 $ de l’heure, mais si l’on parle de 40 heures par semaine, ça fait quand même une différence pour plusieurs proches aidants qui ont dû cesser de travailler », a-t-elle affirmé dans une vidéo partagée sur sa page Facebook.
La militante s’inquiète également de la transformation du chèque emploi-service, auparavant utilisé principalement pour le répit. « Avant, ce chèque-là servait au répit. Là, s’il sert à nous payer, est-ce qu’on va perdre le répit ? Le répit, c’est essentiel », questionne-t-elle.
Bien que la mesure ne soit pas rétroactive, Geneviève Coutu affirme accepter cette réalité. « Moi, je n’en aurai plus besoin. Je me suis beaucoup appauvrie, mais je préfère que cet argent-là aille aux proches aidants d’aujourd’hui. »
Depuis jeudi, Madame Coutu a multiplié les entrevues dans différents médias locaux et nationaux. Elle attribue cette avancée en grande partie à la pétition qu’elle a déposée, rappelant que l’engagement citoyen peut mener à des changements concrets. « Les pétitions, ça fonctionne. Quand tu crois à ton projet et que tu sais que tu as raison, ça peut vraiment changer des choses », conclut-elle, se disant fière du chemin parcouru et reconnaissante envers toutes les personnes qui l’ont soutenue.
Vous pouvez avoir accès à l’intégralité de la vidéo diffusée en CLIQUANT ICI.