SorelTracy Magazine - Vendredi, 1 juillet 2022

Vendredi 17 juin, 2022

Bonjour! Ben oui, nous sommes des humains!

Les consignes sanitaires des deux dernières années ont modifié nos comportements latins. Les câlins, les accolades et les bisous ont cédé leur place à la prudence, ce qui est compréhensible mais désolant.

Le plus attristant est de constater que souvent les sourires ont aussi disparu, comme si une charge virale pouvait être transmise par un regard rieur et une salutation chaleureuse.

Pourtant, sourire en regardant son semblable suscite immédiatement une montée de bonne humeur et accentue le désir de perpétuer ce réflexe envers ses semblables.

Oui, le sourire peut-être contagieux comme antidote à la morosité.

SANS BLAGUE!!!

Il vous est peut-être arrivé de vous faire parler injustement de manière brusque, autoritaire et vexante, ce que j’appelle le syndrome de la carabine pour tirer un oiseau mouche. On peut être à ce point saisi que l’on est porté à croire à une mauvaise blague.

Malheureusement, il existe ce type de personnes avec lesquelles il n’est pas agréable de parler. Celles qui sont démunies de délicatesse, les tempéraments « grosses bottines ».

Paradoxalement, elles sont les premières à s’offusquer si on les aborde de la même manière ou si on leur fait remarquer leur irrespect. Jamais, elles ne s’excusent. Jamais elles n’ont tort. Il est remarquable de constater qu’elles sont peu entourées sinon de personnes au caractère similaire.

Que de fois, l’animal et la nature apportent plus d’apaisement et d’agréabilité que l’humain.

VIE TOURISTIQUE À SOREL-TRACY

Au gré de leurs découvertes et de certains enchantements, les visiteurs seront également confrontés à des éléments propres à la région.

Aux chants des oiseaux, au clapotis des eaux du fleuve et au murmure du vent s’opposent avec force et constance la pétarade des silencieux modifiés majoritairement en circulation.

Ce constat est encore plus marqué lorsqu’on revient d’une autre ville ou d’une autre région. Aux arrêts, lorsque ces derniers sont effectués, se succèdent les départs sonores en accéléré sous les crissements de pneus. Les arrêts, s’apparentent davantage à un ralentissement . Car en tant que piétons, à Sorel-Tracy, il ne faut pas miser sur la courtoisie ni sur son droit de passage.

Les moments de contemplation et de tranquillité au Parc Regard-sur-le-Fleuve sont régulièrement troublés par la circulation de véhicules lourds.

On met en place des aires de jeux pour les enfants à proximité des résidences et des tables à pique-nique.

Il y a beaucoup de bruit dans un secteur maritime qui aurait avantage à être jalousement protégé comme en témoignent plusieurs villes et municipalités longeant le fleuve.

La qualité de vie d’une ville est tributaire du soin que l’on prend des citoyens qui la composent et de son urbanisme. Sorel-Tracy jouit d’un emplacement géographique remarquable. Mais encore faut-il que les visiteurs prennent goût à la région.

Évitons qu’elle devienne Truckville et Mufflerville.

À certains moments de la journée et de la soirée, on croirait qu’il y a des pistes d’accélération. Est-ce invitant pour les gens de l’extérieur? Est-ce un cadre de vie agréable pour les gens d’ici?

Le bruit, le manque de courtoisie et la densité de la circulation lourde ne sont pas affriolants. Nul besoin de tendre l’oreille; c’est intrusif.

La pérennité d’une vie touristique prolifique s’édifie sur des principes de respect, d’harmonie et de valorisation des atouts majeurs offerts par la région. Des choix s’imposent si on souhaite donner une personnalité de marque à une ville.

Lucie Antaya

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