LE SORELTRACY MAGAZINE     *  Dernière mise à jour : mardi 09 avril 2013 09:32

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NÉCROLOGIE

NOUS JOINDRE


Robert
Barberis-Gervais

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L'opinion exprimée dans le cadre de cette chronique, est celle de son auteur
et ne reflète pas nécessairement l'opinion, ni n'engage le SORELTRACY MAGAZINE.
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mardi 09 avril 2013

Aux jeunes attirés par Québec solidaire et Option nationale
Ne pas contribuer à l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire

par Robert Barberis-Gervais

Je rappelle pour ceux que ne le sauraient pas que j’ai enseigné la littérature pendant 36 ans de 1969 à 2005, au collège de Sorel-Tracy. On ne se surprendra donc pas que je m’adresse aux jeunes. Surtout aux jeunes idéalistes attirés par Québec solidaire ou par Option nationale. Un idéalisme que je les encourage à développer mais en y ajoutant des considérations électorales simples et inéluctables. En se demandant si leur vote obtient les résultats escomptés. Car il faut connaître les conséquences de son vote… plutôt avant les élections qu'après.

L’ancien attaché de presse de René Lévesque Robert MacKay (qu’il repose en paix !) disait : « s’il y a un moment où il faut être électoraliste, c’est en période électorale ». Sommes-nous en période électorale ? Là-dessus, les opinions varient. Quand aurons-nous des élections ? Nous aurons des élections quand les Libéraux et les Caquistes, conjointement, en décideront ainsi. Jusqu’ici François Legault, par ses votes à l’Assemblée nationale et par sa rhétorique agressive a donné l’impression qu’il voulait des élections le plus vite possible. Il faisait le jars parce qu’il savait que les Libéraux, engagés dans une lutte à la chefferie, ne voulaient pas d’élections. Il pouvait donc donner l’impression qu’il était un kamikaze.

Depuis que les Libéraux ont un chef, la situation a changé. Un de mes amis prétend que quand les Libéraux voudront aller en élections, c’est Legault qui ne voudra plus de peur de se faire battre par Couillard. On ne sait donc pas quand il y aura des élections mais il y en aura. Rien ne nous empêche d’essayer de voir ce qui va se passer. Il faudrait tirer des leçons de l'élection du 4 septembre 2012. Pour y réfléchir et pour voir si c’est inéluctable.

Les Libéraux de Philippe Couillard formeront un gouvernement majoritaire suite aux prochaines élections. Il n’y a aucun doute là-dessus si la situation vécue le 4 septembre 2012 se reproduit avec des luttes à trois ou quatre, la division des votes entre le PQ, QS et ON, la division du votre francophone et le vote en bloc libéral des anglophones et assimilés ex-immigrants.

D’abord une remarque : dans une élection, ce n’est pas nécessairement le meilleur qui gagne mais c’est nécessairement celui ou celle qui a le plus de votes. Avec le PLQ, la CAQ, le PQ, QS, ON et les Verts en lice, un candidat peut être élu avec 30-35% des votes. Aux prochaines élections, certains caquistes de circonstance qui n’aimaient pas Jean Charest vont revenir au PLQ avec Couillard. Les Anglais et assimilés ex-immigrants vont encore voter pour le Parti Libéral : leur priorité, c’est le Canada tel qu’il est : ils sont anti-souverainistes à tout prix, même au prix de la corruption: ça donne environ vingt-cinq comtés au Parti libéral. On peut prévoir comme le 4 septembre que le vote progressiste-souverainiste sera divisé en trois : PQ, QS et ON. A moins qu’un grand nombre d’électeurs refusent les conséquences de cette division et votent autrement pour empêcher que cela n’arrive de nouveau.

Le 4 septembre, l’addition des votes souverainistes-progressistes PQ, QS et ON aurait donné 21 comtés de plus au PQ donc un gouvernement péquiste majoritaire. Qui oserait soutenir qu’un gouvernement minoritaire PQ était préférable à un gouvernement majoritaire. Nous avons donc eu des progressistes-indépendantistes-idéalistes qui auront contribué à l’élection de plusieurs Libéraux et de quelques Caquistes en ne votant pas pour le PQ. Parce que le PQ n’est pas assez à gauche pour QS ou pas assez indépendantiste pour ON. Alors ils contribuent à l’élection de députés de droite et fédéralistes. C’est une application de l’adage qui dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

La preuve est faite que par un vote non stratégique inconsidéré et non avisé, on peut obtenir l’exact contraire de ce qu’on recherchait : contribuer par la division du vote à faire élire un député Libéral ou un député caquiste parce que le PQ n’est pas assez ci ou pas assez ça et que sa chef manque de ci ou de ça.

Si vous ne me croyez pas lisez l’article de Pierre Serré dans l’Action nationale sur le vote du 4 septembre 2012. « Elections 2012 : les passes dangereuses » (05-10-2012) « La fin des gouvernements péquistes majoritaires », Pierre Serré.

Et en attendant le déclenchement des élections, vous aurez remarqué que Québec solidaire et Option nationale ne manquent pas une occasion d’attaquer le gouvernement Marois tout comme les Libéraux et les Caquistes le font à tour de bras. Avec la caisse de résonance des médias qui s’acharnent contre le gouvernement Marois, les Libéraux "officiels" ayant à leur service tous les libéraux "officieux" nommés pendant neuf ans par Jean Charest avec un post-it sur leur CV : libéral. Exemples : Gaétan Cousineau aux droits de la personne qui attaque la réforme Maltais ou les libéraux du BAPE qui ont attaqué Daniel Breton. Tous ces libéraux travaillent à l’élection du PLQ et de Philippe Couillard en attaquant constamment le gouvernement Marois... tout comme QS et ON.

Je dis aux jeunes : vous ne voulez pas que les Libéraux reprennent le pouvoir ? Vous savez ce qui vous reste à faire pour que l’élection du 4 septembre ne se reproduise pas mais en pire puisque ça donnerait un gouvernement libéral majoritaire. Il faut donc voter PQ et ne pas voter QS ou ON à moins qu’encore une fois vous ne souhaitiez contribuer à l’élection de Libéraux ou de Caquistes.

Mes jeunes ami(e)s, si vous voulez le bien du Québec, réfléchissez aux conséquences de votre vote. Un idéaliste qui ne sait pas compter et qui se trompe à ce point-là en votant selon des convictions ou des valeurs qui seront désavouées par les résultats, c’est pénible et c'est triste à un point qui dépasse l’entendement. Qui pourrait me blâmer de tenter par mes modestes moyens d'éviter cette expérience malheureuse.

Robert Barberis-Gervais,
Vieux-Longueuil,
mardi 09 avril 2013
barberis@videotron.ca

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