mardi 04 septembre 2007
Colloque international de la gestion de l’eau douce –
bassin St-Laurent et des Grands Lacs – du 13 au 15 septembre à
Sorel-Tracy
« Un événement ÉCO-RESPONSABLE »
L’eau douce est-elle en crise au Québec ? Un colloque
international sur la gestion de l’eau douce du bassin
St-Laurent et des Grands Lacs, le plus important bassin d'eau
douce au monde, se tiendra à Sorel-Tracy du 13 au 15 septembre
prochain. Madame Line Beauchamp, ministre du Développement
durable, de l’Environnement et des Parcs, participera à cette
importante rencontre.
Les problèmes de gestion de l’eau douce du bassin du
Saint-Laurent et des Grands Lacs sont d’une grande actualité.
La quantité et la qualité de l’eau que déversent les Grands
Lacs et les affluents de cet immense bassin dans le fleuve
préoccupent au plus haut point les gestionnaires de l’eau.
L’objectif de ce colloque est de réunir les principaux
décideurs élus et non élus, scientifiques et gestionnaires de
l’eau douce (incluant les organismes de bassin versant) en
provenance du Québec, de l’Ontario, des états américains, de
l’Europe et du Brésil. Ce colloque s’inscrit par ailleurs dans
un esprit de partage de connaissances et d’expériences avec
des bassins internationaux pratiquant la gestion intégrée de
l’eau par bassin versant depuis des décennies, et qui ont
réussi à combattre plusieurs problématiques de l’eau ayant des
effets directs sur les usages, tels que : les prises d’eau
potable, la navigation, la vie aquatique, le rejet d’eaux
usées, la pollution agricole, la dégradation de l’eau
souterraine, les cyanobactéries ou algues bleu-vert, la
dégradation des habitats, etc.
Ces enjeux doivent faire prendre conscience à tous les acteurs
responsables de la nécessité de partager des connaissances
concernant les problèmes et les solutions pour être en mesure
de soumettre un plan d’action tangible.
Mais qu’est-ce qu’un bassin versant ?
Un bassin versant est le territoire qui canalise les cours
d’eau (ruisseaux, lacs, marais) vers une rivière principale
tel un immense entonnoir. Puisque l’eau s’écoule par gravité,
la frontière du bassin versant est formée par la ligne reliant
les plus hauts sommets des montagnes avoisinantes, qu’on nomme
la ligne de partage des eaux. Ainsi, les précipitations
tombant à l’intérieur du bassin versant s’écoulent vers la
rivière principale alors que celles qui tombent de l’autre
côté de cette ligne alimentent le bassin voisin.
L'un des axes privilégiés de la Politique de l'eau du Québec
est la gestion par bassin versant.
Il y a 33 bassins versants reconnus au Québec depuis l’annonce
de la Politique de l’eau en 2002. Ce sont des organismes sans
but lucratif qui travaillent en concertation pour la
revalorisation de leur bassin. Ils ont le mandat d’élaborer un
plan directeur de leur propre bassin, en consultant la
population et en sollicitant l’expertise locale afin de rendre
un portrait de l’état actuel de la ressource et de soumettre
un plan d’action.
La gestion intégrée de l'eau par bassin versant est un mode de
gestion qui tient compte de l'ensemble des activités de tous
les acteurs qui ont un impact sur la ressource eau à
l'intérieur du territoire naturel d'écoulement des eaux. Ce
mode de gestion permet de considérer la capacité du bassin
versant à supporter les usages et d'obtenir ainsi une vision
globale afin de préserver la ressource pour les générations
futures.
C’est pourquoi de nombreux invités internationaux,
spécialistes de la gestion intégrée de l’eau par bassin
versant, profiteront de ce colloque pour illustrer leurs
propos par des exemples concrets sur leur territoire
respectif.
Appel à tous les acteurs responsables
Le colloque souhaite résonner au-delà du cercle des initiés,
et par conséquent, il devra faire écho à l’inquiétude des
citoyens responsables. Comprendre la précarité de la ressource
eau est déjà un pas pour stopper sa dégradation. Ce colloque
se tient alors que jamais dans l’histoire du Québec, autant
d’étendues d’eau douce n’auront été déclarées impropres à la
consommation.
C’est le citoyen qui doit être à la base de la solution. La
tribune du colloque devra faire l’unanimité sur l’urgence
d’agir en amont des problèmes en interpellant tous les acteurs
du drame, bassin par bassin. On sait tous qu’il n’y a personne
de parfaitement innocent dans cette histoire d’eau sale. À des
degrés divers, nous y avons tous contribué par notre
convoitise du territoire et de sa fragmentation en une
multitude de propriétés individuelles, industrielles,
agricoles, commerciales et immobilières.
Il est de notre responsabilité à tous de veiller à ce qu’un
procédé de gestion durable de l’eau douce soit imposé : la
gestion intégrée de l’eau par bassin versant. Il est urgent
que le Québec rattrape son retard.
Ce colloque sera présidé par Monsieur Marcel Robert, maire de
la ville de Sorel-Tracy, appuyé par la CRÉ Montérégie Est
(Conférence régionale des élus) et organisé par le Comité de
concertation et de valorisation du bassin de la rivière
Richelieu (COVABAR).
Sources et renseignements pour le COVABAR :
Marie-Claude Lavoie