vendredi 16 novembre 2007

Daniel Bélanger déplore le piètre état de la salle Georges-Codling. Gênant!

Tiré du Journal Les 2 Rives - Mardi 13 novembre 2007 - par Louise Grégoire-Racicot

Daniel Bélanger est un artiste reconnu pour l'importance qu'il accorde à son public devant qui il tient à donner un spectacle de qualité égale, peu importe qu'il se produise à Montréal ou en région.

Daniel Bélanger a qualifié la salle de pauvre endroit!

Pourtant, à en juger par le texte de son blog "Les carnets de tournée de Daniel Bélanger" qu'il tient ces temps-ci, il n'a pas du tout apprécié les conditions matérielles dans lesquelles il a dû donner son spectacle du 20 octobre dernier à la salle Georges-Codling.

"Loge trash, scène petite, son de salle difficile à calibrer...Un vieil espace dirait-on froidement dans le monde de l'architecture. Si vieux que ce ne sera pas le spectacle intégral ce soir. Musicalement oui mais pas scéniquement. Les dimensions de la scène ne me permettent aucune extravagance sur ce plan. C'est toujours un peu décevant pour moi de l'apprendre car je tiens à ce que ce spectacle soit visuellement identique partout. Je ne suis pas sûr que d'éviter ces villes ne pouvant recevoir mes fantasmes scéniques soit une bonne idée. On fera sans, non? Quand même, on a peur d'accrocher un rideau au plafond de peur qu'il ne s'effondre...", y lit-on.

Pas étonnant que des "fans" se soient demandé pourquoi l'homme n'était pas d'un enthousiasme déjà vu. Et déploré que le son - dont ses techniciens assumaient la teneur - laissait souvent à désirer. Mais inconditionnels, ils ont tout pardonné! Ce que Bélanger a tout de même souligné dans ce blog : "22h31 : Public extrêmement chaleureux, très attentif et tout aussi expressif. Ça aide beaucoup dans ces conditions difficiles de scène où on doit se faufiler où qu'on aille. L'accueil dans cette salle est parfait de la part du public... Mais c'est vraiment un pauvre endroit pour y donner des spectacles."

C'est vrai, reconnaît Marie-Josée Bourbonnais de Diffusion Azimut. "Un spectacle pour deux musiciens est beaucoup plus simple à organiser dans cette salle, surtout s'il est acoustique. Quand Daniel Bélanger est arrivé, il avait tellement de matériel à installer sur la scène qu'il a fallu engagé deux fois plus de monde que d'habitude pour le monter. Car il n'y a pas de monte-charge dans cette salle", reconnaît-elle. Et l'artiste a dû travailler dans un espace très restreint où il était impossible de placer tous les coffres dans lesquels l'équipement avait été transporté.

"Zéro confort dans les loges, zéro intimité. Quand on compte des femmes et des hommes parmi les musiciens ça complique un peu les choses. Il semble qu'on ait fait installé ( à notre demande) un chauffe-eau cette semaine pour les douches... enfin bon... je sais que le Rock ne se lave pas souvent mais je doute que, quand il le fait, ce soit à l'eau froide..." poursuit Bélanger.

Vrai, reconnaît Mme Bourbonnais. Il y a une loge. Il en faudrait deux, surtout quand il y a des hommes et des femmes dans le spectacle. Le système électrique est déficient, ce qui complique la sonorisation et l'éclairage de scène. Les salles de bain sont désuètes et oui, il n'y a pas eu d'eau chaude dans la douche au cours de la dernière année.

Malgré tout, Daniel Bélanger a salué ses "fans. "Merci à toi public de Sorel, c'est toi qui a rendu ce spectacle facile".

Une rencontre avec le ministère cette semaine
Le maire Marcel Robert, au courant de la situation la qualifie de gênante "parce qu'elle donne mauvaise réputation à la ville. Il semble même que des artistes s'en parlent entre eux et ne veulent plus venir ici. Louis-José Houde est un de ceux-là. Et Azimut a dû annuler un spectacle pour enfants car la troupe ne voulait pas travailler dans cette salle, ses décors ne passaient pas dans la porte! C'est embarrassant pour nous!"

Oui, il y a toujours possibilité de construire une nouvelle salle, mais ce projet, croit-il, ne verra pas le jour avant 10 ou 15 ans. En attendant, dit-il, il faut rénover la salle, la mettre à niveau. "Si on n'investit pas maintenant, on sera forcé de la fermer dans une couple d'années. J'espère que les gens accepteront de considérer sa revitalisation."

La question arrive au bon moment, dit-il. Car le ministère des Affaires culturelles et Communications vient tout juste d'annoncer un programme de quelque 800M$ dont 600M$ pour rénover des infrastructures existantes.

"Il y a déjà un moment que nous parlons de restaurer le deuxième étage du marché. On a un plan de rénovation de et on rencontre des gens du ministère cette semaine pour en discuter. Si nos informations sont bonnes, notre projet semble intéresser Québec. D'autant qu'il est bien situé et aura ses retombées économiques. J'estime que nos chances d'aller chercher la majeure partie de l'argent pour réaliser le projet sont bonnes."

Suite à cette rencontre, la ville pourrait aussi prévoir à son budget 2008, de l'argent à cette fin, dit-il. Une restauration de la salle implique nécessairement des investissements dans les loges, le hall et l'escalier, les toilettes, la sonorisation, l'éclairage et le couvre-plancher.

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