Pour l'adéquiste Philippe Rochat, tout part de la famille
par Hélène Goulet - Journal La Voix - 3 mars 2007

Pour le candidat de l'Action démocratique du Québec dans Richelieu, Philippe Rochat, la famille est le pilier de la société, et est au cœur des préoccupations de l'ADQ.

M. Rochat, qui procédait, jeudi matin, à l'inauguration officielle de son local électoral, profitera de la semaine de relâche scolaire pour inviter les familles du comté à participer à une journée "famille" avec jeux, animation et collations, qui aura lieu le mardi 6 mars de 11h à 15h au local situé au 353, boulevard Fiset.

Selon M. Rochat, l'ADQ s'engage, en plus d'offrir une allocation de 100$ par semaine pour les parents d'enfants d'âge préscolaire n'occupant pas une place en garderie, à offrir une allocation de 5 000 $ pour un troisième enfant, la gratuité scolaire pour le parent-étudiant ayant un enfant de moins de 18 mois, ainsi que la reconnaissance de l'infertilité comme une condition médicale afin de soutenir des coûts raisonnables pour son traitement.

En entrevue en début de semaine, M. Rochat a par ailleurs fait savoir à La Voix qu'il a toujours aimé la politique. Le candidat est agriculteur - terme qu'il préfère à l'expression producteur agricole - et demeure à Saint-Robert depuis 21 ans. Je suis le seul candidat qui a "choisi" la région comme lieu de résidence, a déclaré M. Rochat, originaire de la Suisse. Dans un premier temps, il possédait un troupeau de vaches, mais en 2003, il a vendu son quota pour se consacrer à la fabrication de balles de foin (genre guimauve) qu'il vend aux producteurs de la région. Il est également président du Club Lavallière, qui se préoccupe de la problématique environnementale en agriculture.

M. Rochat estime que le Bas-Richelieu possède un fort potentiel dans le domaine agroalimentaire et il souhaite mettre cet aspect de l'avant s'il est élu.

Même si l'ADQ est considéré comme un parti de droite, M. Rochat se déclare progressiste. Je suis de l'extrême centre, si c'est ça que vous voulez savoir, explique-t-il. En tant que progressiste, le candidat adéquiste veut favoriser l'épanouissement des talents des travailleurs, professionnels, chefs d'entreprise, etc., en plus d'offrir une plus grande autonomie locale et régionale. Présentez vos projets, on va vous donner les moyens de les réaliser, clame-t-il. Selon lui, les projets qui proviennent de la base sont les meilleurs, parce que mis sur pied par les gens qui sont les mieux placés pour établir les besoins.

Qui dit autonomie, dit également responsabilisation, de dire M. Rochat. Ce qui me fatigue le plus, c'est qu'il n'y a jamais de responsable. "Ce n'est pas moi, c'est l'autre." On se fie sur les autres, sur l'État. Moi, sur ma ferme, j'ai toujours pris mes responsabilités, et c'est aussi la philosophie de l'ADQ.

En santé, M. Rochat est d'accord avec l'idée de créer des cliniques privées, un système concurrentiel qui sera implanté au fil des ans. Il s'agit d'une vision à long terme. Je vous donne un exemple, ma vache est atteinte d'une pneumonie, et le lendemain, c'est moi qui ai une pneumonie. Qui, pensez-vous, va être soigné en premier ? La vache, bien sûr... M. Rochat considère que le système actuel des soins de santé est nivelé par le bas. De toute façon, estime-t-il, il y a beaucoup d'hypocrisie, car les cliniques privées, ça existe déjà, fait-il remarquer.

Au chapitre des accommodements raisonnables, M. Rochat estime que la liberté de l'un se termine là où commence celle de l'autre. Si on doit enlever un droit pour le donner à un autre, ce n'est pas correct, pense-t-il, croyant également qu'il est temps que le Québec élabore un certain encadrement dans ce domaine.

Selon lui, le Québec est en fin d'adolescence. On doit maintenant s'affirmer, et être autonome. Ce n'est ni Ottawa ni la France qui va déterminer qui sont les Québécois, estime-t-il, le Québec devant toutefois demeurer à l'intérieur du Canada.

De ses adversaires, Philippe Rochat dira que le Parti québécois a été "quatre ans sur le banc". Quant au maire de Saint-Robert Gilles Salvas, il a lancé, lors de l'inauguration de son local, "que le candidat libéral n'avait pas plus de profondeur, comme sur ses pancartes".

Chose certaine, soutient-il enfin, il s'agit d'une course à trois dans Richelieu.
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