Sylvain
Simard, réélu dans Richelieu pour une 4e fois
par Jean Doyon
27 mars 2007 - Le lundi 26 mars 2007 passera à l'histoire
comme l'une des soirées d'élections, dans le comté de
Richelieu, les plus serrés depuis très longtemps. Par une
majorité de 2025 voix, Sylvain Simard vient d'être réélu
dans le comté de Richelieu pour une 4e fois, consécutive, et
ce depuis 1994, grâce à 11461 voix. Une surprise au 2e rang,
alors qu'on s'attendait à une lutte à deux avec le libéral,
Gilles Salvas, c'est plutôt l'adéquiste Philippe Rochat qui
obtint 9436 voix, 2083 de plus que monsieur Salvas (7353). On
retrouve par la suite François Desmarais (Parti Vert) avec
1024, Éric Noël (Québec Solidaire) avec 781 et l'indépendant
Normand Philibert avec 146 voix.
L'analyste électoral pour Cjso, Reynald Bergeron,
décortiquait bureau par bureau le vote dans Richelieu et
concluait que la « Ville » avait voté Sylvain Simard, et le «
Rural » pour Philippe Rochat. Au total, 30 201 bulletins de
vote étaient valides, comparativement à 28 659 lors de
l'élection de 2003.
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23 h 03 (HAE) / 167
bureaux sur 167 |
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Candidats |
Parti |
Voix |
% des voix |
|
Sylvain
Simard « Élu » |
Parti
québécois |
11461 |
37,95% |
|
Philippe Rochat |
Action démocratique du
Québec |
9436 |
31,24% |
|
Gilles Salvas |
Parti libéral du Québec |
7353 |
24,35% |
|
François Desmarais |
Parti vert du Québec |
1024 |
3,39% |
|
Éric Noël |
Québec solidaire |
781 |
2,59% |
|
Normand Philibert |
Indépendant |
146 |
0,48% |
Il est permis de constater qu'à la connaissance des
résultats dans le comté bas-richelois tout en comparant à ceux
de tout le Québec, les gens de Richelieu ont voté pour l'homme
beaucoup plus que le parti, alors que le PQ fut bon 3e... au
Québec. Par contre, il faut noter que seulement 12 sièges
séparent le PQ (au 3e rang) du parti Libéral (premier rang).
Visiblement nerveux au cours de cette soirée d'élection
historique, Sylvain Simard n'a même pas poussé de
soupir de satisfaction à l'annonce, par Radio-Canada, de sa
réélection après 30 bureaux de vote sur 167. C'est beaucoup
plus tard qu'il a savouré sa victoire, avec plus de certitude, mais
aussi avec un bémol
quant aux résultats de son parti. Tout en se disant surpris de
la performance de l'ADQ, il a remercié son équipe, en
particulier Louis Plamondon, tout en ajoutant :
« La démocratie a parlé et a décidé de
faire une pause dans le progrès social ! Je vais continuer à
faire ce que je dis et dire ce que je fais ! » Monsieur
Simard parlait déjà du dossier « Atlas » en mentionnant qu'il
mettrait tout en oeuvre, au lendemain des élections, afin de
débloquer les choses.
Le candidat de l'ADQ Philippe Rochat, a semblé
surpris du résultat dans Richelieu. «
Quand je pense qu'il y a à peine un mois, les gens savaient
peu de choses sur moi ! J'ai senti énormément d'appuis sur le
"terrain", mais vers la fin de la campagne, on craignait un
peu la force du camp libéral. Mais, j'ai aimé ça et je vais
peut-être garder une présence de l'ADQ dans le comté. »,
concluait monsieur Rochat.
Le candidat Gilles Salvas, était presque considéré
comme un candidat vedette au parti Libéral, dans Richelieu, en
plus de bénéficier d'une puissante machine électorale. Très
déçu dans les circonstances, monsieur Salvas disait ;
« L'ADQ est venu gruger le vote en
ramassant les indécis qui eux étaient insatisfaits de monsieur
Simard ! Pourtant, sur le terrain on disait m'appuyer
par une forte majorité. » Bien qu'il sera de retour à
la table des maires (de la MRC), Gilles Salvas est incertain
quant à son retour en politique, mais a tout de même lancé que
; « La région doit avancer ! » La
vague ADQ a même frappé la municipalité de St-Robert, là où
monsieur Salvas est maire.
François Desmarais du parti Vert était très
satisfait de sa campagne, malgré les moyens limités qu'il
avait. « Je dois maintenant finir ma
session à l'Université et par la suite on verra pour mon
avenir en politique. », déclarait monsieur Desmarais,
qui a avoué avoir aimé son expérience. Pour le candidat du
Québec Solidaire, Éric Noël, c'est d'avoir fait
connaître le programme de son parti dont il est le plus
heureux. « Dans le fond, on prône tout
ce que le parti Vert préconise, en plus de notre programme. »
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par Jean Doyon |
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