Dernier droit avant les élections provinciales
par Hélène Goulet - Journal La Voix - 24 mars 2007

La campagne électorale qui prendra fin ce lundi 26 mars a connu une dernière semaine tranquille dans le Bas-Richelieu.

À l'inverse de la semaine précédente, durant laquelle s'étaient tenus trois débats, pratiquement aucune activité médiatique pour les candidats, qui ont probablement concentré leurs efforts sur les électeurs potentiels.

Cela dit, le vote par anticipation, à l'instar du reste du Québec, a connu une popularité exceptionnelle dans Richelieu. En effet, 5 844 personnes, ce qui représente 14,5% des électeurs, se sont présentées au bureau du Directeur du scrutin pour voter. En 2003, 6,1% des électeurs de Richelieu avaient fait de même.

Cette année, 40 351 personnes sont inscrites sur la liste électorale, comparativement à 39 916 en 2003.

Par ailleurs, lundi, le candidat péquiste Sylvain Simard faisait le point de sa propre campagne en compagnie de son collègue du comté de Blainville et ancien ministre des Loisirs et des Sports, Richard Legendre, dans le cadre d'un cocktail de financement de l'association péquiste de Richelieu. M. Legendre, a-t-il souligné, est son voisin de fauteuil à l'Assemblée nationale; les deux hommes partagent le même objectif prioritaire en éducation pour contrer le décrochage scolaire et pour des élèves en meilleure santé par l'ajout d'heures d'ouverture des écoles favorisant l'activité physique.

D'entrée de jeu, M. Simard, estime que l'exercice démocratique de la campagne a été réussi. Il s'est dit également heureux du privilège qu'ont eu les électeurs du comté de pouvoir entendre les candidats dans différents débats où, a-t-il soutenu, "les chats sont sortis du sac". M. Simard a tenu à lancer un "vibrant" appel aux souverainistes et progressistes de Richelieu à aller voter pour le PQ. Depuis 10 ans, on en a réalisé des choses : nouvelle ville, nouveau centre-ville, nouveau parc industriel, nouveau port, nouveau dynamisme dans les villages. Nous devons continuer à aller de l'avant, devenir la capitale québécoise du développement durable, relancer le site Atlas, construire une route industrielle, acquérir le quai numéro 2, faire de la formation technique et de la formation professionnelle axées sur les besoins en main-d'œuvre une priorité et améliorer notre qualité de vie à tous en investissant dans la prévention et le maintien à domicile, a-t-il déclaré.

Répondant à la question de la journaliste qui voulait savoir pourquoi son chef André Boisclair n'avait pas visité le comté, M. Simard a répondu que M. Boisclair consacrait son temps dans des comtés cibles où il espère voir le PQ faire des gains. Selon lui, M. Boisclair a pleinement confiance en lui pour remporter les suffrages dans Richelieu.

Jean Charest à Sorel-Tracy pour une deuxième fois en 30 jours
Du côté des Libéraux, on nous annonce la venue du premier ministre Jean Charest à Sorel-Tracy pour dimanche (demain). Il s'agit de la 2e visite de M. Charest en terre soreloise durant la campagne. Au moment de mettre sous presse, on ne connaissait pas encore l'heure de sa venue.

Son candidat dans Richelieu, Gilles Salvas, a par ailleurs fait parvenir un communiqué aux médias cette semaine dans lequel il salue le dépôt du budget du gouvernement fédéral qui prévoit un montant de 2,3 milliards de dollars pour le Québec afin de régler le déséquilibre fiscal.

M. Salvas est également heureux de l'annonce faite par le chef de son parti d'accorder une baisse d'impôt de l'ordre de 700 M$ qui s'ajoutent aux réductions de 250 M$ initialement promises durant la campagne. L'annonce d'aujourd'hui est une victoire pour tous les Québécois, estime M. Salvas. Selon ses calculs, une famille de classe moyenne bénéficiera d'une réduction d'impôt de l'ordre de 750 $ à compter de janvier 2008.

Le leadership du Québec, ce n'est pas que des avancées au niveau des principes, a-t-il soutenu. C'est un programme unique au monde en matière de congés parentaux, c'est des investissements majeurs pour nos municipalités et nos infrastructures, ce sont des fonds pour nos hôpitaux, pour nos universités et pour notre environnement. Et maintenant, c'est aussi plus d'argent pour les contribuables, pour qu'ils puissent faire leurs propres choix, a-t-il indiqué.

M. Salvas a par ailleurs rencontré les représentants des retraités des Aciers Atlas à son local électoral la semaine dernière en compagnie du ministre Benoît Pelletier. Le candidat a été sensibilisé par les retraités et leur a promis son appui.

Les travailleurs ont besoin d'être écoutés et c'est ce que nous avons fait et c'est ce que je propose pour l'ensemble de mon mandat. M. Salvas croit que les retraités proposent des solutions qui méritent d'être examinées.

L'ADQ répond aux attentes, croit Philippe Rochat
De son côté, le candidat Philippe Rochat pense que l'ADQ qu'il représente dans Richelieu a bien répondu aux attentes des citoyens. Les gens savent qu'ils seront toujours ma priorité absolue s'ils m'élisent comme député à l'Assemblée nationale, a-t-il soutenu, estimant que péquistes et libéraux ont repris certaines idées adéquistes au gré des sondages. Il a rappelé les engagements de l'ADQ qui sont l'allocation familiale de 100 $ par semaine pour les enfants qui ne fréquentent pas les CPE, l'abolition des commissions scolaires, l'instauration d'un bulletin universel et chiffré, la réduction des listes d'attente dans les hôpitaux, la création d'un poste de protecteur de la jeunesse ainsi qu'une commission d'enquête sur les conditions de vie des aînés.

Par ailleurs, M. Rochat continue de soutenir que sans l'intervention de son chef Mario Dumont, les retraités d'Atlas n'auraient rien obtenu de l'actuel gouvernement. Rappelons que M. Dumont était venu en personne offrir son appui aux retraités l'année dernière. Selon M. Rochat, les députés adéquistes Marc Picard et Sylvain Légaré ont mis à jour le dossier.

Notons toutefois que la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Michelle Courchesne, lorsqu'elle est venue à Sorel-Tracy en décembre pour annoncer que son gouvernement acceptait enfin de verser 2 M$ aux retraités, a tout de même salué le travail du député péquiste Sylvain Simard dans ce dossier. M. Simard était présent lors de la visite de Mme Courchesne. Cette dernière l'a d'ailleurs taquiné en disant qu'il avait été du genre tenace et envahissant, jusqu'à ce qu'elle prenne sa décision finale.

Pas besoin de querelles des candidats, selon Éric Noël
Le candidat de Québec solidaire Éric Noël, estime pour sa part que la région n'a pas besoin de querelles entre les candidats, mais plutôt de solutions concrètes à ses problèmes.

M. Noël a fait valoir que QS est le seul parti politique qui a proposé un cadre financier identifiant clairement les sources de revenus nécessaires à la réalisation de ses engagements.

Contrairement aux quatre autres partis qui misent sur une hypothétique création future de la richesse pour financer leurs engagements, ainsi qu'à l'aléatoire bonne volonté d'Ottawa, québec solidaire prend assise sur le présent avec une juste répartition de la richesse pour mieux assurer l'avenir, a-t-il mentionné dans son communiqué hebdomadaire.

M. Noël avance également que QS est le seul parti à proposer des solutions audacieuses telle l'augmentation du salaire minimum à 10$ l'heure pour lutter contre la pauvreté, "un grave fléau social pour notre région où une personne sur cinq vit sous le seuil de faible revenu.

Au niveau environnemental, M. Noël a rappelé que l'organisme Greenpeace a octroyé une note de 90% à QS, en comparaison à 47% pour le PQ.

Il faut développer l'écotourisme, croit François Desmarais
De son côté, le candidat du Parti vert François Desmarais, estime qu'il faut diversifier l'économie régionale. Présentement, nous sommes dépendants de deux ou trois (gros) employeurs pour faire rouler l'économie locale. Diversifier l'économie est une règle de base que tout étudiant apprend dans les cours d'économie de secondaire V, laisse entendre M. Desmarais.

Pour le candidat, l'écotourisme est de loin une option préconisée par son parti, grâce, entre autres, à l'emplacement géographique privilégié du comté.

Il s'agit d'une idée simple, soutient-il: Une auberge de quelques chambres avec un menu du terroir régional accompagné d'activités de détente comme les randonnées en canot dans les îles, ou bien en hiver, du patinage sur les différents chenaux, a-t-il fait valoir.

Il est possible, d'après lui, d'attirer des touristes sans que cela devienne un autre "Tremblant". Nous pouvons créer un havre de repos et devenir un chef-lieu au Québec dans le domaine, suggère-t-il.

Par ailleurs, la création d'une agence de l'écologie industrielle à Sorel-Tracy permettra de concrétiser un virage vers la manne que représente l'environnement. M. Desmarais se plaît ainsi à répéter que l'argent, oui, ça peut pousser dans les arbres. Avec le programme technique dans ce domaine au Cégep de Sorel-Tracy, on pourra également contrôler l'exode des jeunes tout en diversifiant notre économie.

Enfin, M. Desmarais croit également qu'il est attrayant pour les PME de s'implanter dans la région, notamment grâce à l'accès direct au fleuve Saint-laurent, un moyen de transport propre.

Voilà, a-t-il résumé, trois gestes concrets sur lesquels mise le Parti vert du Québec dans Richelieu.



 

 

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