Le libéral Gilles Salvas accuse Sylvain Simard
d'avoir voulu fermer l'Hôtel-Dieu de Sorel en 1996
par Hélène Goulet - Journal La Voix - 17 mars
2007
Le candidat libéral
Gilles Salvas, à l'occasion du débat organisé par la Chambre
de commerce et d'industrie Sorel-Tracy métropolitain, a
accusé, à tort, le péquiste Sylvain Simard d'avoir voulu
fermer l'Hôtel-Dieu de Sorel en 1996.
Brandissant une photocopie de la "une" du journal Les 2 Rives
du 2 avril 1996, où on voyait une manifestation qui a réuni
2000 personnes, M. Salvas a soutenu que M. Simard voulait
alors fermer l'hôpital, et qu'il n'avait même pas eu le
courage de se présenter devant les manifestants.
Il faut avouer que les journalistes présents étaient
interloqués, se souvenant de l'événement, mais pas du fait que
le député ait été accusé d'une telle chose par les
manifestants.
En fin de soirée, ces mêmes journalistes fouillaient dans les
archives des deux hebdomadaires pour retracer les articles qui
ont été publiés sur la question.
En ce qui concerne l'article brandi par M. Salvas, il était
titré, en exergue, "Sylvain Simard lance un ultimatum aux
établissements de santé" et en titre, "2000 personnes ont
participé à la marche de la dernière chance".
On y lit que les manifestants se sont rendus devant le bureau
de comté du député afin de dénoncer les compressions
budgétaires exigées par la Régie régionale de la Santé et des
Services sociaux, auxquelles devaient faire face l'Hôtel-Dieu
de Sorel. La sous-région, selon les organisateurs de
l'événement, leur semblait alors plus pénalisée que les autres
sous-régions de la Montérégie.
Après avoir marché durant une trentaine de minutes dans les
rues de Sorel, les 2000 manifestants sont arrivés aux abords
du bureau de comté du député Simard. Sur place, ce dernier les
attendait et se disait déjà prêt à répondre à toutes leurs
question. Cette phrase de l'article contredit les affirmations
de M. Salvas, qui soutenait jeudi que M. Simard ne s'était pas
présenté devant les manifestants.
M. Simard a bien sûr parlé de l'importance de chercher de
nouvelles façons de faire, comme il a insisté sur l'importance
d'établir de véritables pistes de complémentarité des
services, mais la surprise est venue du fait qu'il affirmé
qu'il n'hésitera pas à forcer la fusion des établissements si
les administrateurs en place n'étaient pas en mesure de
s'entendre. Il s'agissait là d'une surprise si on considère
qu'il y a quelques mois à peine, M. Simard ne semblait pas
vouloir entendre parler de cette solution. "La fusion des
établissements, a-t-il dit, c'est probablement la solution qui
va s'imposer".
Voilà donc en résumé la teneur de la position de M. Simard à
l'époque.
Dans La Voix du 7 avril par ailleurs, l'article sur la
question était titré "Devant quelque 2000 personnes, le
ministre Simard s'engage à lutter pour la sauvegarde et
l'amélioration des soins de
santé de la région". Plus loin dans le texte, M. Simard est
ainsi cité : "Nous allons tout mettre en œuvre, non seulement
pour que les services de santé soient maintenus dans notre
région, mais pour qu'ils soient améliorés.
M. Simard soulignait par ailleurs qu'il fallait que chacun
fasse sa part. Il se disait également convaincu que si les
directeurs généraux des institutions et leurs conseils
d'administrations poursuivent leur réelle et volontaire
collaboration pour arrimer et améliorer leur complémentarité,
les compressions annoncées ne toucheront pas l'essentiel des
services de santé offert à notre population.
Dans son édition du 14 avril 1996, La Voix titrait en "une" :
Mission accomplie, les services seront gardés. La Régie
régionale de la Santé et des Services sociaux avait alors
accepté de réduire les coupures budgétaires de 6 M$ à 3,8 M$,
ce qui était plus équitable avec les autres sous-régions. |
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