Le «Relais pour la vie» réunit
plus de 1000 marcheurs et amasse 203 000$
par Louise Grégoire Racicot -
Journal Les 2 Rives - 19 juin 2007
Quelque mille marcheurs,
dont 200 survivants au cancer ont participé, certains quelques
heures, 400 toute la nuit, à la marche "Relais pour la vie"
organisée au parc Regard sur le fleuve de Sorel-Tracy, samedi
dernier par Louise Potvin et son équipe de bénévoles
enthousiastes et généreux.
Ils ont ainsi récolté quelque 203
000$ qui seront versés à la Société canadienne du cancer pour
que se poursuive la recherche pour contrer les ravages de
cette maladie.
Tout a concouru à faire de ce relais un événement à la fois
enthousiaste et pacifiant, touchant et serein, amical et
chaleureux. Même le temps a été clément - fonds doux de l'air,
gouttelettes d'eau pas du tout dérangeantes. Les émotions
douces prenaient le pas sur tout quand les marcheurs, par
équipe, suivaient la route tracé d'un kilomètre, encadrée de
luminaires à la mémoire de ceux qui ont concédé la vie au
cancer et en l'honneur de tous ceux qui le côtoient
quotidiennement. Comme si ces luminaires les guidaient vers la
vie!
Qui dit relais, dit marche tour à tour. Les équipiers
n'hésitaient pas à arrêter, le long de la voie, pour renouer
connaissance avec un ancien voisin ou retrouver collègues et
amis. Mais il y avait toujours quelqu'un en mouvement. Parfois
des aînés, parfois des jeunes visiblement enthousiaste
arborant tous le chandail du marcheur à l'effigie du relais.
Il n'y avait rien de triste dans cette longue rencontre, a
rappelé Mme Louise Potvin, instigatrice de cette activité,
devenue elle-même messagère d'espoir malgré la maladie qui
l'habite depuis 6 ans maintenant. "Les gens n'étaient pas là
pour pleurer mais pour se retrouver ensemble, rire et vivre
quelque chose de grand. Et s'ils pleuraient c'était une
émotion positive qu'ils exprimaient. "
C'était aussi vivre quelque chose de rare, car ce n'est pas
tous les jours qu'on ose afficher sa condition de cancéreux
aussi ouvertement en portant le chandail jaune du survivant.
Comme ce n'est pas tous les jours que l'on ose montrer à
d'autres que sa condition nous interpelle!
L'organisation avait bien vu aussi à utiliser certains
symboles d'espoir. Elle avait invité des hommes à bord de
paramoteurs à survoler le site le temps de l'ouverture de la
marche des survivants qui se terminait sur une envolée de
papillons lâchés par ces survivants. Papillons symbole de la
métamorphose. Et de la liberté retrouvée.
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Les marcheurs se
sont succédés sans arrêt tout au long de la nuit
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Deux autres envolées ont marqué
l'événement : celles de ballons bleus, le matin, largués par
de jeunes enfants, signe que l'on souhaite que cette
génération soit épargnée de cette maladie gourmande à souhait.
Et celle de colombes, à la toute fin, apportées sur une
calèche ou le cheval symbolise le courage et les colombes
lâchées par le comité organisateur, la Paix.
"C'était extraordinaire de voir les gens sous les tentes et
les chapiteaux, échanger, se reposer puis repartir. Les
équipes formées de membres de famille, de groupes d'amis et de
collègues de travail se succéder sur la piste. Chacun avait dû
recueillir au moins 100$ de commandites pour y participer.
Certains regroupés en petites équipes, d'autres réunis au sein
d'une équipe de 100 personnes. C'est un événement rassembleur
comme on en vit peu dans un an et qui donne le courage de
continuer", a conclu Mme Potvin : "On a été secondé par des
bénévoles tout au long des activités organisées dans la
journée, avant le relais. Éric Salvail qui animait l'ouverture
a finalement passé toute la soirée sur le site qui a été animé
aussi grâce aux prestations de musiciens. On avait même la
présence du cornemuseur Kenneth McKenzie qui ajoutait de la
couleur et de l'énergie quand il marchait."
Et comment ne pas souligner l'aménagement pour l'occasion de
ce site exceptionnel. Un aménagement propice tant au
recueillement qu'aux échanges, à la prière qu'aux rires, à
l'engagement et à l'amusement. Un grand moment de grâce,
diront certains. De sérénité renchériront d'autres.
