Même s'ils
n'ont pas acheté beaucoup de cartes d'un jour
Les
festivaliers ont envahi le centre-ville pendant ces neuf jours
Louise Grégoire-Racicot - Journal Les 2 Rives - 17 juillet
2007
Une petite pluie fine, samedi soir, a mis un terme tristounet
au Festival de la gibelotte qui, au
cours des neufs derniers jours, avait animé certains soirs le
centre-ville d'une activité fébrile.
Si son intuition est bonne, a remarqué le président du
festival, Sylvio Bouchard, lundi matin, l'organisation
terminera sa trentième édition avec un léger surplus.
"Mais attention. Ce sont mes perceptions. Celles des
comptables, à la mi-septembre, seront certes plus précises et
peut-être différentes", spécifiait-il aussitôt, disant que
l'augmentation des ventes de cartes d'accès - pour le festival
ou pour un soir - n'avait augmenté que de 2 %, estimait-il par
rapport à l'an dernier.
Un résultat qu'il trouve mince, la carte des amis ayant gonflé
de 38% celle de cartes d'accès de l'année précédente. Mais la
présence sur le site payant pour un jour a diminué de 36%.
Est-ce signe que les gens ne veulent pas tellement de ces
spectacles ou encore qu'ils n'ont pas apprécié les artistes
invités ? C'est encore à voir!
Les festivaliers trancheront
Mais ajoute-t-il "ce fut une très belle édition. Nous n'avons
pas reçu, contrairement aux
dernières années, de critiques de la part des festivaliers. Et
l'ampleur de la prochaine édition dépendra évidemment du
nombre de cartes d'amis du festival que nous vendrons à
l'automne."
C'est ce qu'il a tenté d'expliquer à ceux qui restaient pour
le protocole de fermeture samedi, après le spectacle d'Annie
Villeneuve. "Tout comme cette année, le budget dédié aux
spectacles dépendra l'an prochain de la vente de ces cartes, à
l'automne. L'argent est encore le nerf de la guerre. Et le
festival est entré dans une nouvelle ère où son ampleur dépend
de ce que les festivaliers veulent bien y investir. "
Chose certaine, en achetant la carte, les Bas-Richelois ont
misé gagnant, a-t-il ajouté. Ils se sont rendus en très grand
nombre au centre-ville. Y ont vibré.
Et parce qu'ils en ont acheté plus de 10 000, ils ont eu droit
aux écrans géants et aux estrades à la Place Montmagny. Des
dépenses faciles à couper si l'argent manque, note-t-il.
Finalement la prochaine édition du festival n'est nullement
définie à l'avance, comme les précédentes, sauf la dernière,
le furent. Tout sera question de moyens et d'imagination.
Il s'est dit notamment étonné de l'accueil réservé à Kain,
jeudi soir. Le même que celui fait à Eric Lapointe, le
vendredi précédent. Il y avait deux fois moins de monde les
lendemains, a-t-il remarqué.
Plus facile
Il a aussi souligné le soulagement ressenti par son équipe
grâce au partenariat tant avec la Ville qu'avec la SDC et le
Festival nautique du lac St-Pierre. " Ce dernier s'est déjà
informé de la date de notre prochaine édition", a-t-il noté.

Le post-mortem du festival permettra certainement de réviser
certaines choses et de voir comment mettre à contribution tous
ceux qui en profitent. "Chose certaine, les gens se sont
amusés. Les ventes de bière ont certes été moins importantes
que l'an dernier mais la gibelotte a obtenu un fier succès. Et
moi, j'avais l'impression de vivre ma première édition du
festival. La satisfaction des gens, les applaudissements de la
fin, c'est ma récompense, Et elle m'a donné l'énergie pour
poursuivre.", a-t-il reconnu.
Il est difficile cette année de comptabiliser le nombre de
festivaliers qui sont venus au centre-ville. Parce que l'accès
au site était gratuit. Parce que plusieurs y sont revenus plus
d'une fois. Plus de 55 000, c'est certain, croit-il. Signe que
les gens tiennent à ce festival.
À quel prix? Son organisation le saura mieux sous peu quand
elle offrira de nouveau la carte "Ami du festival".
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par Jean Doyon |
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