On craint
la grève chez QMP36 février 2007
- Dans une lettre envoyée à tous les employés des Poudres
Métalliques du Québec (dont le STM a obtenu copie), la
direction de l'usine rue Marie-Victorin à Sorel-Tracy (secteur
Tracy), prend un ton plutôt inquiétant face à cette menace de
grève, plus qu'imminente. Un ton semblable à celui qu'avait
Jean-François Turgeon, président de QIT, lors d'un
souper-conférence offert par la Chambre de commerce, qui a
surtout axé son exposé sur la rentabilité ou la profitabilité
de l'entreprise.
Voici donc le contenu de cette lettre.
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23 février 2007 - À TOUS LES
EMPLOYÉS:
Comme vous le savez, la menace d’une grève semble de plus en
plus imminente à QMP.
Notre entreprise dépend à 70
% de l’industrie automobile et cette industrie connaît
présentement des moments très difficiles en Amérique du Nord.
À l’automne dernier, je vous ai rencontré pour vous donner
l’heure juste et faire le point sur notre contexte de marché
et notre niveau inacceptable de rentabilité. Je vous ai
expliqué les décisions difficiles que nous devions prendre
afin de restructurer nos opérations et qui comprenaient la
fermeture définitive de nos installations en Allemagne.
Récemment, nous avons soumis
à votre comité de négociations une offre que nous jugions très
compétitive dans notre contexte d’affaires. Plusieurs d’entre
vous diront que cette offre comporte certaines différences
avec celle de QIT, et c’est vrai. Mais sachez toutefois qu’en
termes de rémunération globale, les coûts que représentent
cette offre pour QMP sont proportionnellement les mêmes que ce
qu’il va en coûter à QIT pour le contrat de travail qu’elle
vient de signer.
Nous avons donc utilisé le
budget que nous avions de disponible pour vous soumettre une
offre comparable à celle de QIT. Cette offre prévoit des
augmentations salariales et adresse les préoccupations des
employés qui prendront leur retraite au cours du nouveau
contrat de travail, comme celles des employés qui continueront
leur carrière avec nous, au-delà de ce contrat. Elle a
malheureusement été rejetée.
Je rencontrerai, lundi
prochain le 26 février, votre comité de négociations afin de
trouver une façon de dénouer l’impasse, à l’intérieur des
limites de notre capacité de nous engager financièrement.
La grève est le pire
scénario à envisager pour une entreprise confrontée aux défis
de marché que nous avons et ses conséquences peuvent être
fatales à notre entreprise.
Les pressions internes pour
produire de la fonte, plutôt que des poudres métalliques, sont
intenses. Ainsi, dans ce contexte, il est de mon devoir de
vous informer que toute grève met QMP à risque.
Nous avons besoin de votre
expertise et de votre talent pour fabriquer des poudres de
grande qualité, répondre aux attentes de nos clients et
retrouver la voie de la rentabilité.
Martin H. Thibodeau
Président