
Crise des
revenus agricoles :
« Les Conservateurs refusent de
s'engager » - Louis Plamondon
Ottawa, le
vendredi 30 mars 2007 – « Alors que le
gouvernement conservateur se dit à l’écoute des producteurs de
cultures commerciales du Québec, il refuse de les soutenir en
participant financièrement aux programmes compagnons mis en
place par le Québec et les provinces, ce qui
permettrait de mieux répondre aux besoins de chaque
production, selon la région », a déploré le président
du Caucus du Bloc Québécois et député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour,
Louis Plamondon.
Le député a ainsi réagi au discours prononcé le
29 mars à Drummondville par le secrétaire d’État à
l’Agriculture et Agroalimentaire, Christian Paradis, à
l’occasion de l’assemblée générale annuelle de la Fédération
des producteurs de cultures commerciales du Québec.
Louis Plamondon
déplore que le
ministre ait refusé d’engager son gouvernement afin de mettre
sur pied un programme de soutien au revenu comportant une
flexibilité régionale, ce qui permettrait aux producteurs de
grains d’obtenir des revenus à long terme prévisibles et
stables.
« Les producteurs ont
proposé une solution simple au problème de la crise des
revenus agricoles en réclamant que le gouvernement fédéral
contribue en finançant les programmes compagnons mis en place
par les provinces. Cette solution permettrait notamment un
partage des coûts et des risques par le gouvernement et les
producteurs et des paiements aux producteurs seulement lorsque
le prix mondial moyen des grains tombe sous un prix cible.
Cette solution, élaborée par les producteurs, apporte une
flexibilité régionale afin de répondre aux besoins spécifiques
et uniques des producteurs des différentes régions », a
expliqué Louis Plamondon.
Interpellé par les producteurs du Québec, le
secrétaire d’État n’a pas été en mesure d’expliquer la
stratégie du gouvernement fédéral pour venir en aide
spécifiquement au secteur des grains, une stratégie qui est
indispensable pour permettre aux producteurs de sortir de la
crise qui les accable depuis plusieurs années. On sait que
cette crise est engendrée en bonne partie par les subventions
directes accordées dans d’autres pays.
Plus tard, en Chambre, le secrétaire d’État n’a
pas été plus loquace dans sa réponse à une question d’une
députée du Bloc Québécois.
Selon le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour,
il est temps que le gouvernement prenne acte des solutions
réclamées par les producteurs de grains.
« Elles entraîneraient l’élimination du gaspillage et de
l’utilisation ad hoc des fonds destinés à
l’agriculture. Enfin, elles cibleraient les producteurs qui
ont besoin d’un soutien du revenu », a conclu Louis
Plamondon.
Source : Bureau du
député Louis Plamondon