Luc Malo signe un rapport sur
l'obésité juvénile
Verchères-Les Patriotes, le 2 avril 2007 –
Depuis le mois de juin 2006, divers experts et intervenants,
de même que plusieurs ministres du Canada et de l’étranger,
ont témoigné devant le Comité permanent de la santé de la
Chambre des communes, qui avait pour tâche d’étudier la
problématique liée à l’obésité juvénile. Le 27 mars dernier,
le Comité déposait un rapport qui faisait état de différentes
pistes à suivre afin de freiner ce fléau, qui frappe 26% des
jeunes âgés de 2 à 17 ans vivant sur le territoire canadien.
Bien qu’il partage entièrement l’opinion du Comité selon
laquelle l’obésité juvénile constitue un problème extrêmement
préoccupant auquel il est nécessaire de s’attaquer sans délai,
le député de Verchères-Les Patriotes, Luc Malo, considère que
plusieurs des mesures proposées constituent des intrusions
dans les champs de compétences du Québec. Pour marquer son
opposition face à cette nouvelle ingérence du gouvernement
fédéral dans les responsabilités relevant de Québec, Luc Malo
a cosigné un rapport dissident sur le problème de l’obésité
juvénile.
Le député de Verchères-Les Patriotes a rappelé que le plan
intitulé Investir pour l’avenir, mis en place par le
gouvernement du Québec, couvre déjà l’ensemble des secteurs
d’activités cernés par le rapport du Comité permanent de la
santé de la Chambre des communes. L’alimentation, l’activité
physique, la publicité, la recherche, la santé, l’éducation et
les infrastructures sont tous des sujets ayant fait l’objet
d’une réflexion au Québec, et cette démarche a impliqué sept
ministères, trois organismes gouvernementaux et des
partenaires du secteur privé et communautaire.
Conséquemment, Luc Malo réclame que les actions qui seront
entreprises par le gouvernement fédéral dans la foulée du
rapport déposé la semaine dernière ne soient pas
contraignantes pour le Québec, et demande aussi que les
initiatives sur l’obésité juvénile dans les domaines de
responsabilité du Québec et des provinces soient assorties
d’un droit de retrait avec pleine compensation, et ce, sans
condition.
« Les audiences du Comité ont permis de démontrer que les
membres des Premières Nations et les Inuits souffrent d’un
état de santé global largement en deçà de celui de la moyenne
de la population canadienne. Au lieu de chercher à étendre son
champ d’action alors qu’il n’en a pas l’expertise, le
gouvernement fédéral devrait plutôt chercher à se démarquer
dans son approche auprès de ses propres clientèles », a conclu
le député de Verchères-Les Patriotes.
Renseignements : Gaétane Voyer