
« Le nouveau Plan Vert des Conservateurs, un
recul inacceptable » -
Louis Plamondon
Ottawa, le vendredi 27 avril 2007 – Le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour
et président du caucus du Bloc Québécois, Louis Plamondon, a
sévèrement critiqué le plan vert rendu public hier par le
ministre fédéral de l’Environnement, John Baird. Le député du
Bloc Québécois souligne notamment que le plan nous mènera bien
en deçà des objectifs de Kyoto et qu’il fait fi des intérêts
du Québec au profit de celui de l’industrie des hydrocarbures.
L’annonce du gouvernement conservateur restera dans les
mémoires comme un jour honteux pour le Canada. En matière
d’environnement, le gouvernement de Stephen Harper nous
annonce un virage, mais en fait, il s’agit d’un mirage.
Ce plan ne prévoit pas de réduction des émissions de gaz à
effet de serre d’ici 2012, mais plutôt des augmentations. Loin
de permettre au Canada d’atteindre ses engagements
internationaux, ce plan, c’est l’enterrement de Kyoto. C’est
une gifle infligée à nos partenaires, à toutes les nations
dans le monde qui ont ratifié le Protocole de Kyoto.
Ce plan fait la démonstration que Stephen Harper ne veut rien
comprendre et qu’il a toujours l’intention de déchirer
l’accord de Kyoto. Rien n’a changé. Ce plan aurait pu être
conçu à Washington et écrit à Calgary. D’ailleurs, pas plus
tard que mardi, ils ont voté en faveur d’une motion du Bloc
Québécois, alors que leur plan entre en parfaite contradiction
avec cette motion.
Le gouvernement a voulu préserver les intérêts de l’industrie
des hydrocarbures, des grandes pétrolières en particulier, qui
sont les grandes gagnantes de cette opération. Les grands
perdants, ce sont l’environnement et les intérêts économiques
du Québec, encore et toujours. Il ne laisse pas de place à une
véritable approche territoriale qui permettrait au Québec
d’agir selon ses intérêts et ses particularités. Les efforts
du passé, qui ont été très nombreux au Québec, ne sont pas
pleinement pris en compte.
Ce plan ne favorise pas la création d’une bourse du carbone à
Montréal, avec ses cibles par intensité. C’est donc dire que
l’industrie manufacturière du Québec sera pénalisée. De plus,
avec de telles cibles, le Canada sera incapable de participer
au marché mondial du carbone.
C’est très décevant pour l’environnement, c’est très décevant
pour le Québec et c’est très décevant pour la planète.
En terminant, en prenant connaissance de cette annonce, on
comprend pourquoi le gouvernement conservateur a lancé une
campagne de peur la semaine dernière.
La réalité, c’est que les conservateurs voulaient justifier
l’abandon de Kyoto. C’est donc un plan contre l’environnement
qui ne tient aucunement compte des intérêts économiques du
Québec a conclu Louis Plamondon.
Renseignements : Bureau du député, Louis
Plamondon