Deuxième région du Québec à choisir le
tri-compostage
Bécancour-Nicolet-Yamaska opte pour Conporec
par Hélène Goulet - Journal La Voix - 7 avril 2007
Le président et chef de direction de Conporec, Jean
Beaudoin était heureux d'annoncer cette
semaine que la Régie intermunicipale de gestion intégrée des
déchets Bécancour-Nicolet-Yamaska (RIGIDBNY) a choisi la
technologie Conporec pour la valorisation de ses matières
résiduelles.
Bécancour-Nicolet-Yamaska devient donc la seconde région au
Québec, après le Bas-Richelieu, à opter pour le tri-compostage
et ainsi rencontrer, voire dépasser les objectifs du
gouvernement du Québec en ce qui a trait à la valorisation des
matières résiduelles.
Rejoint au téléphone, M. Beaudoin estime, d'ailleurs, que le
momentum, à l'heure actuelle, est extrêmement intéressant pour
l'entreprise bas-richeloise.
M. Beaudoin a fait savoir à La Voix que l'usine est
actuellement en construction à Bécancour dans un ancien parc
industriel lourd situé à environ 1,5 km des résidences.
C'est une grande nouvelle pour Conporec, car c'est la deuxième
région à faire le choix du tri-compostage. Ça donne raison au
Bas-Richelieu qui a été la première à le faire il y a une
quinzaine d'années. D'autres régions du Québec étudient
d'ailleurs cette possibilité, a-t-il laissé entendre. Nous
sommes en discussion avec des régions au quatre coins du
Québec. Chaque semaine, des groupes viennent visiter Conporec
pour voir la façon dont on opère, s'est-il réjoui, estimant
que d'ici peu de temps, d'autres usines utilisant la
technologie Conporec pourraient voir le jour au Québec.
Nous avons le vent dans les voiles, et le "timing" est
"écoeurant", a-t-il fait valoir, rappelant entre
autres la visite du chef adéquiste Mario Dumont durant la
campagne électorale. M. Dumont a d'ailleurs parlé de nous lors
du débat télévisé des chefs politiques ! s'est réjoui M.
Beaudoin.
Ce momentum est dû notamment au fait que les MRC du Québec
doivent à l'heure actuelle déterminer quelle technologie elles
auront à utiliser dans le cadre de leurs plans de gestion des
matières résiduelles afin d'atteindre les objectifs de
valorisation de 60% visé pour 2008 par le gouvernement
québécois. Dans le Bas-Richelieu, cet objectif est largement
dépassé depuis des années, puisque le taux de valorisation
avoisine les 75%.
Dans Bécancour-Nicolet-Yamaska, la décision a été unanime, a
fait valoir M. Beaudoin. Cette région faisait face à une
alternative quant à l'approche de valorisation à mettre en
place, soit implanter une collecte séparée des matières
organiques triées par les citoyens et placées dans un
troisième bac (résidus verts, de table, etc.) ou se doter des
capacités de tri-compostage de Conporec, qui connaît également
une croissance dans d'autres pays (Delaware, USA; Paris,
France et Australie).
Selon M. Beaudoin, le tri-compostage, assure non seulement un
taux de valorisation supérieur par rapport à un système de
collecte distinct pour les matières organiques, mais il est
aussi beaucoup plus simple pour le citoyen qui continuera
d'utiliser son bac bleu pour le recyclage, et son autre bac
pour les déchets.
La Régie a opté pour une technologie avant-gardiste qui a
prouvé son efficacité environnementale et qui demeure
également plus économique que les autres approches, croit M.
Beaudoin.
Le contrat de Conporec avec la RIGIDBNY, qui débutera au cours
de l'été 2007, est d'une durée de cinq ans, renouvelable pour
deux années supplémentaires, et prévoit pour Conporec des
revenus directs de l'ordre de 6 M$.
La Régie représente les intérêts d'une vingtaine de
municipalités et 28 000 citoyens du secteur de Bécancour.
De façon temporaire, a par ailleurs précisé M. Beaudoin, les
matières résiduelles seront acheminées à l'usine de Tracy
durant la construction de l'usine de Bécancour.
Dans un autre ordre d'idées, Conporec a finalisé le
remboursement complet de ses dettes à long terme, ce qui a
permis à l'entreprise de réduire ses frais financiers, de
restructurer son bilan et de maintenir d'importantes
liquidités. Dans ce contexte, Conporec pourra comptabiliser un
profit qualifié "d'extraordinaire" d'environ 7 M$ dans ses
résultats financiers du premier trimestre 2007. Cette
restructuration de la dette constitue un jalon important pour
la compagnie et permettra à Conporec de poursuivre ses
activités de croissance organique et ses projets
d'acquisitions, a déclaré M. Beaudoin. Avec ce bilan
restructuré, nous sommes en excellente position pour assurer
un développement ordonné et créer de la valeur pour nos
actionnaires, a-t-il conclu. |
|
|
|
|
|