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Souper-conférence de la Chambre de Commerce
Le président d'Alstom
croit aux produits haut de gamme pour survivre à la mondialisation
des marchés
Hélène Goulet - Journal La Voix -
«collaboration spéciale»
Le président et chef de
la direction d'Alstom Canada, Pierre Gauthier, croit qu'il est
possible pour une entreprise nord-américaine de survivre à la féroce
compétition mondiale en provenance d'Asie ou
d'Amérique
du Sud.
M. Gauthier, qui présentait mercredi soir une allocution dans le
cadre d'un souper conférence de la Chambre de commerce et
d'industrie Sorel-Tracy métropolitain, croit que les grandes
entreprises comme Alstom doivent investir dans la recherche et le
développement de produits haut de gamme : La recherche et le
développement, c'est ce qui nous distingue des produits à bas prix,
a-t-il déclaré.
Des pays comme la Chine, les Indes ou le Brésil peuvent fabriquer
leurs produits à bas prix en raison de plusieurs facteurs, a-t-il
fait remarquer.
Il y a bien sûr les salaires : au Québec, la moyenne est de 20
$/l'heure, alors qu'en Chine, par exemple, il est de 1 $/l'heure.
Mais il n'y a pas que les salaires. Le taux de change, les coûts de
transport et l'environnement légal d'un pays (les normes
environnementales, par exemple) contribuent également à établir à la
hausse ou à la baisse un coût de production.
Avec la recherche et le développement, qui permet de développer des
produits de meilleure qualité, les entreprises peuvent survivre en
tentant "d'être un pas en avant", avec leur produits haut de gamme
qui offrent l'élément qui pourra séduire un client.
Alstom offre, par exemple, une turbine électrique qui permet de
réduire la mortalité des poissons.
M. Gauthier a rappelé qu'il fallait viser la satisfaction de la
clientèle, tout en maintenant la qualité d'un produit à la fine
pointe de la technologie. Les pays à bas coût n'ont pas les mêmes
technologies. Ils produisent quelque chose qui ne coûte pas cher, et
qui ne vaut pas cher, a-t-il fait remarquer.
En conclusion, a-t-il indiqué, "Si on veut survivre, il faut
s'adapter à la compétition, aux besoins du marché et aux conditions
des clients, tout en misant sur des produits de haute qualité et de
haute technologie". Ça nous est imposé, nous n'avons pas le choix,
et il faut s'ajuster constamment. Ça prend également des bons
partenaires (sous-traitants), qui font aussi leur propre recherche
et développement. Il faut toujours être un pas en avant de la Chine,
dans le domaine de la conception.
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