13 mai 2005 - En poste depuis huit ans, le président du Festival de
la gibelotte, l'épicier Sylvio Bouchard a éclairci plusieurs points
lors d'une entrevue accordée au SorelTracy Magazine, après
la
conférence de presse de mercredi dernier.
Le Festival est en constante évolution depuis ses débuts, mais il
aurait fallu que l'an un de ce changement majeur --le déménagement
du centre-ville vers le terrain de l'Expo Agricole à l'arrière du
Colisée Cardin-- fasse preuve d'un succès total, autant par son
achalandage que financier. Malheureusement, il manquait au
rendez-vous approximativement 7000 personnes, ce qui équivaut à une
perte d'environ 150 000 $. Par contre, à sa défense, le Festival de
la gibelotte a été largement victime des caprices de Dame Nature :
ciel gris ou menaçant quand ce n'était pas des averses drues à plus
d'une occasion. « On voulait en mettre plein
la vue, l'été dernier. Nous avions une très bonne programmation, on
avait mis le paquet. Mais, si Mère Nature avait été de notre bord,
on aurait rencontré nos dépenses. », mentionnait Sylvio
Bouchard.
« Malheureusement, on a connu le même genre
d'été qu'au cours du 24e Festival, un été d'enfer qui nous avait
fait subir une perte de 50 000 $, sur un budget d'environ 500 000 $.
Aujourd'hui notre budget tourne autour de 750 000 $, et les pertes
sont en proportion du budget. Mais, du mauvais temps c'est du
mauvais temps, c'est hors de notre contrôle et fallait que ça arrive
dans un moment aussi important. »
Le comité organisateur a dû revoir sa façon de procéder afin de
combler ce manque à gagner et des choix s'imposaient pour la suite
du Festival. « Cette année, la ville de
Sorel-Tracy a décidé de nous aider de façon très significative.
Contrairement à 7 500 $ l'année dernière, c'est 50 000$ en
commandites qu'elle nous a offertes cette année. En plus, ils nous
ont signé une marge de crédit à la caisse. Le festival s'autofinance
depuis 27 ans et veut poursuivre dans cette même
optique,
mais plus le Festival prend de l'ampleur, plus il y a des risques.
On avait remis, au conseil de ville, un comparatif de ce qui se
donnait dans les autres festivals environnants --Drummondville,
St-Jean, Valleyfield-- et les montants sont beaucoup plus
substantiels. Ce que la ville de Sorel-Tracy vient de faire, c'est
un premier pas et nous en sommes très heureux. »
Et quels ont été les commentaires de ce "nouveau" site pour le
Festival de la gibelotte de la part de la population en général ?
« Le côté le plus positif fut le
stationnement. Beaucoup plus de stationnements aux alentours,
beaucoup plus dégagés. Aussi, la scène principale fut unanime, on
l'aime! Il y a de l'espace, le son est parfait, c'est aéré. La
demande des gens était de pouvoir s'asseoir dans divers endroits sur
le site ( pas juste pour manger de la gibelotte ou dans les bars ).
Cette année, Loto Québec vient de combler ce besoin-là en installant
des haltes, ou des espaces pour s'asseoir. Après un gros spectacle,
les gens voulaient continuer le party, aller prendre une petite
bière quelque part, et bien le Bar Sportif Metro, et le Bistro SAQ,
devraient combler ce besoin. »
« Au niveau des améliorations, on va
rapprocher la place de l'enfance, afin de créer l'effet d'une rue,
un genre de centre-ville, disait monsieur Bouchard avec un sourire.
Le chapiteau de musique était trop loin, on va le rapprocher, les
gens aiment ça quand c'est chaleureux, lorsque l'on se rencontre.
Mais, on ne veut pas trop faire de changement d'un coup sec. »,
disait-il.
En tout dernier lieu, Sylvio Bouchard a tenu à demander aux
festivaliers de bien respecter le stationnement du centre d'achat
près du site (celui du Super C). L'an dernier, il y eut quelques
problèmes avec ces espaces, alors que la clientèle avait peine à se
stationner pour aller magasiner. « On demande
aux gens d'aller se stationner à un autre endroit, S.V.P. ! Il y a
la polyvalente Fernand-Lefebvre qui est complètement disponible, et
les gens peuvent entrer sur le site par en arrière. »