La pièce Je m'appelle Max fera
parler une douzaine de jeunes !
par Hélène Goulet - Journal La Voix - «collaboration spéciale»
Écrite par Yves-Étienne Banville, supportée musicalement par Serge
Capistran, et mise en scène par le comédien Jean Boilard, la pièce
Je m'appelle Max, coordonnée par le Carrefour jeunesse-emploi du
Bas-Richelieu dans le cadre du programme Stratégie emploi jeunesse,
et financée par le gouvernement du Canada, permettra à une douzaine
de jeunes âgés de 16 à 30 ans, de retrouver
confiance
en l'avenir.
Ce projet est exceptionnel ! a déclaré d'entrée de jeu la directrice
du CJE, Anne Vilandré.
C'est la 3e fois que le CJE coordonne un projet théâtre, mais cette
année, il est d'envergure, grâce à l'implication des professionnels
cités plus haut.
Ce projet est l'idée de Jannick Péloquin, qui a participé aux deux
pièces précédentes en tant que comédienne.
Selon le conseiller en développement de projet au CJE, Gary
Carpentier, la réalisation de cette pièce permettra aux jeunes non
seulement d'avoir un apprentissage dans le domaine théâtral et
musical, mais également d'aider ces jeunes à mieux se connaître et à
mieux envisager leur avenir.
Nous avons tous des talents différents, et des âges différents, mais
nous sommes rendus au même moment de notre vie où on se questionne
et où on cherche à développer nos talents, a résumé Karolyne
Veillette, une participante.
Les autres participants sont Mélanie Brizard, Jonathan Constantino,
Ariane Deveau, Émeraude Ducharme, Jocelyn Motard, Steve Péloquin,
Kim Veillette, Philippe Arpin, Frédéric Courchênes, Jean-Thierry
Morin-Demerse et Geneviève Gauthier.
Ces huit comédiens et quatre musiciens sélectionnés par le CJE
travailleront donc à la réalisation de cette pièce durant une
période de 46 semaines, à raison de 25 à 30 heures par semaine,
rémunérées.
Le gouvernement fédéral a octroyé une somme de 234 000 $ à cet
effet.
Pour le comédien et metteur en scène Jean Boilard, ce projet est
très stimulant. Je trouve ici des gens formidables, des gens de cœur
et très impliqués, a-t-il déclaré.
Rappelons que M. Boilard s'est également impliqué, récemment, dans
la réalisation du Festival de théâtre de Bernard-Gariépy.
Le projet prévoit également pour les jeunes d'assister à différentes
pièces à Montréal, au Festival de théâtre des Amériques, notamment.
On s'intéresse à l'évolution de chacun, et le CJE porte attention à
chaque participant, a noté M. Boilard.
De son côté, Yves-Étienne Banville s'est dit ravi de revenir à
l'écriture théâtrale, après plusieurs années d'inactivité dans ce
domaine. Il a expliqué que le thème de la pièce tourne autour des
nouvelles violences - le taxage, entre autres - vécues par les
jeunes. C'est évoqué, mais sans que ça paraisse scabreux, a-t-il
précisé.
On verra donc divers archétypes d'adolescents par le biais de Max,
l'amateur de sports, de danse ou de musique, l'environnementaliste,
la gothique, l'optimiste, et plusieurs autres.
Le rôle de Serge Capistran sera pour sa part d'assurer la mise en
scène musicale de cette pièce, qui y fait une large part. J'ai été
accroché par l'importance de se doter d'une image sociale, et c'est
par les arts et la culture qu'on peut y arriver, a-t-il soutenu.
La
pièce sera présentée à l'automne à une vingtaine de reprises dans
les écoles de la région. Par la suite, on compte faire des
représentations grand public à quelques reprises.
Selon Gary Carpentier, ce type de projet est porteur de résultats
concrets. Le fait de mener un projet de A à Z permet aux jeunes de
cheminer. Certains y trouvent une passion, d'autres décident de
retourner à l'école ou font une démarche personnelle.
Il faut préciser que ce projet ne s'adresse pas nécessairement aux
décrocheurs. Au contraire, il s'adresse à des jeunes en démarche de
connaissance de soi, et qui veulent, grâce à une implication de ce
type, évoluer en faisant un apprentissage culturel.
À titre d'exemple, Frédéric Courchênes, qui étudie en musique au
niveau collégial, a dit vouloir prendre une pause scolaire pour
tenter cette expérience, avant de reprendre ses études
universitaires en musique.
L'espoir, ça s'organise, a résumé Jean Boilard.
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