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Mise à Jour : 
jeudi 09 juin 2005

La pièce Je m'appelle Max fera parler une douzaine de jeunes !
par Hélène Goulet - Journal La Voix - «collaboration spéciale»

Écrite par Yves-Étienne Banville, supportée musicalement par Serge Capistran, et mise en scène par le comédien Jean Boilard, la pièce Je m'appelle Max, coordonnée par le Carrefour jeunesse-emploi du Bas-Richelieu dans le cadre du programme Stratégie emploi jeunesse, et financée par le gouvernement du Canada, permettra à une douzaine de jeunes âgés de 16 à 30 ans, de retrouver confiance en l'avenir.

Ce projet est exceptionnel ! a déclaré d'entrée de jeu la directrice du CJE, Anne Vilandré.

C'est la 3e fois que le CJE coordonne un projet théâtre, mais cette année, il est d'envergure, grâce à l'implication des professionnels cités plus haut.

Ce projet est l'idée de Jannick Péloquin, qui a participé aux deux pièces précédentes en tant que comédienne.

Selon le conseiller en développement de projet au CJE, Gary Carpentier, la réalisation de cette pièce permettra aux jeunes non seulement d'avoir un apprentissage dans le domaine théâtral et musical, mais également d'aider ces jeunes à mieux se connaître et à mieux envisager leur avenir.

Nous avons tous des talents différents, et des âges différents, mais nous sommes rendus au même moment de notre vie où on se questionne et où on cherche à développer nos talents, a résumé Karolyne Veillette, une participante.

Les autres participants sont Mélanie Brizard, Jonathan Constantino, Ariane Deveau, Émeraude Ducharme, Jocelyn Motard, Steve Péloquin, Kim Veillette, Philippe Arpin, Frédéric Courchênes, Jean-Thierry Morin-Demerse et Geneviève Gauthier.

Ces huit comédiens et quatre musiciens sélectionnés par le CJE travailleront donc à la réalisation de cette pièce durant une période de 46 semaines, à raison de 25 à 30 heures par semaine, rémunérées.

Le gouvernement fédéral a octroyé une somme de 234 000 $ à cet effet.

Pour le comédien et metteur en scène Jean Boilard, ce projet est très stimulant. Je trouve ici des gens formidables, des gens de cœur et très impliqués, a-t-il déclaré.

Rappelons que M. Boilard s'est également impliqué, récemment, dans la réalisation du Festival de théâtre de Bernard-Gariépy.

Le projet prévoit également pour les jeunes d'assister à différentes pièces à Montréal, au Festival de théâtre des Amériques, notamment. On s'intéresse à l'évolution de chacun, et le CJE porte attention à chaque participant, a noté M. Boilard.

De son côté, Yves-Étienne Banville s'est dit ravi de revenir à l'écriture théâtrale, après plusieurs années d'inactivité dans ce domaine. Il a expliqué que le thème de la pièce tourne autour des nouvelles violences - le taxage, entre autres - vécues par les jeunes. C'est évoqué, mais sans que ça paraisse scabreux, a-t-il précisé.

On verra donc divers archétypes d'adolescents par le biais de Max, l'amateur de sports, de danse ou de musique, l'environnementaliste, la gothique, l'optimiste, et plusieurs autres.

Le rôle de Serge Capistran sera pour sa part d'assurer la mise en scène musicale de cette pièce, qui y fait une large part. J'ai été accroché par l'importance de se doter d'une image sociale, et c'est par les arts et la culture qu'on peut y arriver, a-t-il soutenu.

La pièce sera présentée à l'automne à une vingtaine de reprises dans les écoles de la région. Par la suite, on compte faire des représentations grand public à quelques reprises.

Selon Gary Carpentier, ce type de projet est porteur de résultats concrets. Le fait de mener un projet de A à Z permet aux jeunes de cheminer. Certains y trouvent une passion, d'autres décident de retourner à l'école ou font une démarche personnelle.

Il faut préciser que ce projet ne s'adresse pas nécessairement aux décrocheurs. Au contraire, il s'adresse à des jeunes en démarche de connaissance de soi, et qui veulent, grâce à une implication de ce type, évoluer en faisant un apprentissage culturel.

À titre d'exemple, Frédéric Courchênes, qui étudie en musique au niveau collégial, a dit vouloir prendre une pause scolaire pour tenter cette expérience, avant de reprendre ses études universitaires en musique.

L'espoir, ça s'organise, a résumé Jean Boilard.

Lire aussi : « Je m’engage » : Un projet innovateur où l’intervention passe par les arts …

Voir aussi : JE M’APPELLE MAX! 

 

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