Entre Québécois et PPP : une
relation qui s’améliore ?
par Joey Olivier - Journal
L'annonceur - «collaboration spéciale»
Un sondage Léger Marketing,
réalisé auprès de 905 répondants, publié le 13 mai dernier révèle
que 75% des Québécois et Québécoises sont favorables aux projets de
partenariat public-privé. Seulement 45% le sont cependant favorables
aux PPP dans la construction et l’entretien d’immeubles publics
comme des hôpitaux, centres d’accueil, centres correctionnels,
etc.
Ce sondage, commandé par
l’institut pour le partenariat public-privé, n’a pas laissé la
présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, de glace : «
En dépit du fait qu’on a voulu faire peur aux gens avec les PPP, on
se rend compte que les citoyens sont plus accessibles à l’idée. Il
est clair qu’il y a tout de même des gens qui s’opposent par
principe », a déclaré Mme Forget en entrevue téléphonique. C’est que
le gouvernement voit dans les PPP la possibilité d’éviter des
surpassements de coût de construction, voire de préservation des
édifices publics. « L’idée d’abandonner les édifices, c’est fini
avec un PPP. Des expériences comme le Métro de Laval ne seraient
plus assumées par les contribuables », a-t-elle conclu sur la
question.
Quant à son opposant, Sylvain
Simard, porte-parole pour l’opposition officielle pour le Conseil du
trésor, répond que le privé ne « fera pas de cadeau » au public :
« En soi, le principe du PPP n’est pas mauvais. Un certain nombre
d’autoroutes pourraient être construites en PPP. Le problème du PLQ,
c’est qu’il y voit des solutions à tous leurs problèmes. Personne ne
fera de cadeau et rien ne garantit que les coûts soient
respectés! », a commenté le député de Richelieu en mentionnant que
ce sondage est une « commande » du PLQ via l’IPPP.
Joey Olivier