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Mise à Jour : 
dimanche 19 juin 2005

Les deux acolytes de Landry ébranlés
Morin et Simard tournent la page…
par Joey Olivier - Journal L'annonceur - «collaboration spéciale»

C’est un secret de polichinelle, Michel Morin, député provincial de Nicolet-Yamaska et Sylvain Simard, député de Richelieu, sont deux amis personnels de Bernard Landry, en plus de le supporter politiquement. Malgré le départ de leur chef, les deux hommes semblent tourner la page.

Morin : il demeure en politique
Rejoint par téléphone, le whip en chef du PQ a tenu à souligner que la décision de Landry était la bonne : « Je pense qu’il a pris la bonne décision. Avec 76 % des appuis, on l’aurait accusé de s’accrocher. Dans mon cœur et dans ma tête, il demeure un grand chef d’État. On a tout fait, notamment avec Sylvain Simard, pour qu’il ait plus de 80 % des votes, mais… », a déclaré Michel Morin. Bien qu’il était près de Landry, Morin n’a jamais remis en question sa propre carrière politique : « Pas du tout, c’est la cause qui est importante et Bernard sera encore impliqué dans la promotion de la souveraineté », a-t-il ajouté. Quant à la course à la chefferie, Michel Morin a dû mettre son chapeau de whip à quelques occasions pour freiner les ambitions de ses collègues : « Étant donné que je suis whip, je me suis donné le droit de réserve quant au futur chef du PQ. Je dois être un rassembleur pour préparer sa venue. J’ai dû intervenir à deux ou trois reprises au sein du parti pour dire aux députés que la course n’était pas commencée. Après tout, nos objectifs sont de battre les libéraux et réaliser la souveraineté », a conclu Michel Morin.

Simard : d’hommage en hommage
Au lendemain de la démission de son chef et ami, Sylvain Simard a été de toutes les tribunes afin de lui rendre hommage. Le plus vibrant hommage a sans doute été celui qu’il a livré, le 7 juin dernier, à l’Assemblée nationale : « Bernard, ton rôle sera maintenant différent puisqu'un sort injuste en a ainsi voulu. Je veux te le dire avec sérénité: Sois prêt pour les étapes ultimes du combat qui est le nôtre. Toi qui as tant contribué à construire l'économie québécoise, à bâtir ce Québec moderne dont nous sommes si fiers, qui a imposé ta marque indélébile sur la démocratie québécoise, tu seras, j'en suis certain, le premier combattant à nous conduire dans ce pays magnifique vers lequel, selon les vers de Miron, tu n'as jamais cessé de voyager. À bientôt, M. Landry. Au revoir, Bernard. » a conclu Sylvain Simard devant ses collègues de l’Assemblée nationale.
 

par Joey Olivier - Journal L'annonceur - «collaboration spéciale»

 

Joey Olivier

 

 

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